M ÉTUDES D'HISTOIRE
conserver intact ^ Personne, en dehors de quelques marcionifps. ne concevait que le baptômc pût ôtro
ronouvclr.
Dans les Acta Thomae, quand il a donné le baptême aux nouveaux convertis, ce baptême qui « res«suscitc l'âme trois fois », l'apôtre bénit le pain : Seigneur, dit-il, « fais de ce pain le pain de vie, pour que ceux qui en mangeront restent incorruptibles : Toi qui as daigné permettre qu'ils reçoivent ce don, daigne permettre qu'ils participent à ton royaume, qu'ils demeurent toujours immaculés en cette vie, afin que demeurant tels ils reçoivent ces immortels et grands bienfaits^ ».
Telle est la notion que la conscience chrétienne du II* siècle 'a de la vie, de la très pure vie, qui doit être celle du baptisé.
Sans doute, il n'était pas impossible au baptisé de garder toute sa vie cette pureté baptismale : la sainteté était assez commune parmi les chrétiens pour que la conservation de cette pureté ne parût pas être un privilège spécial. En thèse, cette fidélité était normale. Et cette thèse est celle qu'avait exprimée déjà l'épître aux Hébreux : « Il est impossible que ceux qui ont été une fois illuminés [dans le baptême], qui ont goûté le don céleste [de l'eucharistie], qui ont eu leur part du Saint-Esprit, qui ont goûté la beauté de la parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, — et qui sont tombés, — soient une seconde fois renouvelés et convertis... Quand une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, quand elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est culti-
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