‹ Études d'histoire financière et monétaireChapitre 3 sur 64 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

qui pesait sur les seuls corvéables ne devait pas incomber aux finances de TEtat, et porter sur le pays tout entier. N'est-ce pas d'ailleurs la substitution à la corvée d'un impôt général assis sur toutes les propriétés foncières sans distinctions ni privilèges, qui a déchaîné toutes les résistances contre le généreux édit d'abolition de février 1776, et amené en définitive le renvoi de Turgot ?

Le second trait commun à ces quatorze Etudes, et qui achève de justifier le titre de cet ouvrage, est leur caractère historique.

Il appartient absolument aux réformes demandées par Boulainvilliers, Boisguillebert et Vauban ; à la corvée, à ses partisans dans l'intendance de Poitiers comme à Versailles et à Paris, et à ses adversaires, que ce soient les corvéables révoltés du Poitou^ les intendants de Limoges et de Caen, d'éminents ingénieurs, ou le clairvoyant génie de Turgot.

C'est aussi le caractère historique qui domine dans nos Etudes sur la Monnaie.

Sans doute, dans celle de ces Études, la plus étendue, intitulée : la Monnaie considérée au point de vue de Véconomie politique et du droit , notre législation administrative et notre droit civil sont étudiés au point de vue monétaire, et nous avons cherché à condenser et à démontrer les principes économiques qui constituent la véritable théorie de la monnaie, y compris le principe de Tunité d'étalon d'or. Mais ces démonstrations sont éclairées par Thistoire des anciennes altérations

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