V. Edulis. Phil ., t. u, p
Hab. Mêmes lieux — peu commune — ainsi que ses variétés sur le littoral — mais se vend en quantité sur le marché de Nimes. Cette espèce est essentiellement variable et a donné naissance à de nombreuses races bien caractérisées et qui se croisent sans doute entre elles pour donner naissance à des métis, lesquels présentent, réunis, les caractères de coloration de leurs parents. Nous sommes donc là probablement en face d’une variation compliquée de métissage, qui a donné lieu à la formation de nombreuses espèces simplement nominales, surtout de la part de Lamark. Après lui, les conchyliologistes ont regardé comme type les uns la Venus Jlorida, les autres la Venus virginea. Toutes les probabili-
tés paraissent être pour cette dernière opinion, et c’est pour cela que nous nous y conformons. Cependant le doute est permis et nous inclinerions à penser que les deux vénus citées plus haut, sont seulement deux races, l’une petite, l’autre grande, d’une espèce typique impossible encore à déterminer. Mais , vu l’incertitude du fait, on comprendra que nous nous tenions sur ce point dans une prudente réserve. Voici l’énumération des principales races de la Tapes virginale :
1° T. Entrelacée. T. Teæturata (Lamk,)
Lamk. t. vi, p. 355.
Var. 1. Reticulata. Phil. t. i, p. 46.
Nous avons observée une variété réunissant le réticulé brun du Tapes teæturata aux rayons caténés du Tapes catenifera : ce doit être un métis que nous proposons de nommer Tapes texturato-catenifera.
2° T. Caténifère. T. Catenifera (Lamk.)
Lamk. t . vi, p . 366. Phil. t, i, p. 46 (var. 2).
3° T. Rousse. T. Rufa (Phil.)
Phil. t. i, p. 46 (var. 4).
Cette race a parfois les sommets violâtres, peut-être par suite d'un croisement avec le T. petalina.
4° T. Fleurie. T. Florida (Lamk.)
Lamk. t. vi, p. 364.
Se croise parfois avec le T. catenifera.
5° T. Bedeau. T. Bicolor (Lamk.)
Lamk . t. vi, p. 365.
6° T. Pètaline. T. Petalina (Lamk.)
Lamk. t. vi, p. 365.