V. — SESSION ORDINAIRE DE 1852 AU SÉNAT
Les séances de la Chambre haute ont lieu, pour ainsi dire, incognito. — Le roi Jérôme. — Un courtisan du Danube. — Vote de l'augmentation de la liste civile du prince président. — Un vieux gentilhomme et un mauvais coucheur. — Un libéralisme tout relatif. — « M. de Besançon », cardinal des armes; son discours sur la mise à la retraite des officiers obtient, pour la première fois au Sénat, la faveur d'une reproduction intégrale. — Le droit de recevoir et de discuter les pétitions devient la plus importante des attributions du Sénat 2r>l»
VI. — SESSION EXTRAORDINAIRE D,E 1852 TANT AU SÉNAT QU'AU CORPS LÉGISLATIF
Les Bonapartes et leur art de la mise en scène. — La comédie impériale au. Sénat. — Retraite du prince Jérôme
comme président. — Le monde officiel et le prince Napoléon. — Vœu du Sénat en faveur du mariage du chef de l'État. — M. Troplong autoritaire avant d'être bonapartiste. — Il se fait payer pour être de son avis. — Rapport concluant au rétablissement de l'empire. — Vote immédiat du Sénat.
— Abstention unique du précepteur de Louis-Napoléon. — Les sénateurs se rendent à Saint-Cloud. — Allocution du premier vice-président, M. Mesnard, au prince président.
— Le Corps législatif est convoqué comme commission de recensement du vote plébiscitaire. — Lettres de démission de deux députés royalistes. — Discours de M. Billault à l'empereur, dans la nuit anniversaire du 2 Décembre : « 5tre, la France se livre tout entière à vous! » — Effusions attendries, et presque libérales, de Napoléon III. — La famille de Napoléon I**. — Les princes au conseil d'État et au Sénat. — Dotation viagère et uniforme de 30 000 francs à tous les sénateurs. — Rancunes persistantes de l'empereur à la suite de la session ordinaire de 1852. — Suppression de tout contrôle budgétaire sur les dépenses. — Le Sénat surpris de ces restrictions inattendues. — Théorie brutale de M. Bineau. — Comment un sénateur de l'empire explique ses antécédents républicains.
— M. Baroche et son adhésion au coup d'État. — M. Rouher à ses débuts. — Le loquace baron Charles Dupin prend la parole dans un sens, et vote dans un autre. — L'oreille fine de Napoléon III. — Il sait récompenser qui le sert. — L'étiquette de la nouvelle cour 275
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