‹ Etudes d'hygiène publique. v.2, 1888 (volume 2)Chapitre 14 sur 20 · DEUX ÉPIDÉMIES DE VARICELLE A PARIS · texte numérisé non relu

DEUX ÉPIDÉMIES DE VARICELLE A PARIS

et Blache (1) ont soutenu qu'il n'est pas nécessaire de prendre des précautions pour Tisolement, et cette manière de voir a été généralement adoptée. Je crois, pour ma part, •;

qu'il faut y faire quelques restrictions. Certaines condi- ;

tions individuelles, — le tout jeune âge et la constitution de l'enfant, — peuvent imposer une conduite toute différente. Par contre, au-dessus de huit àdix ans, il est inutile de se préoccuper de la varicelle : à cet âge, les enfants ne la prennent plus guère et en tous cas leur santé n'est ;

point influencée par elle.

Les personnes qui s'intéressent à l'hygiène des écoles fréquentées exclusivement par des enfants de plus de huit ans, sont donc autorisées à ne pas attacher d'importance à cette maladie. Pour les salles d'asile, c'est autre chose : il est toujours bon d'arrêter une affection épidémique, même bénigne ; c'est d'autant plus facile que le contagium de la varicelle a probablement peu de fixité et qu'il est vite détruit. Une évacuation de quelques jours avec ventilation permanente, un lavage des murs, des bancs et des tables au moyen d'une solution d'acide phénique au centième, ou bien quelques fumigations sulfureuses me paraissent bien suffisants.

Dans la famille, le seul moyen prophylactique, rationnel et pratique, c'est l'exil des enfants les plus aptes à prendre la varicelle, de ceux qui en souffriraient le plus, c'est-à-dire des enfants très jeunes ou des enfants affaiblis.

1. GUEBSANT, art. Vaeicelle in Diet. de 7»eV/.en21 vol., 1881, t. XXI, p. 189. — GUEESANT et Blache, même article, in Dict, de inéd, en 30 vol., 1846, t. XXX,p. 563.

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