‹ Etudes d'oculistiqueChapitre 21 sur 38 · OPHTALMIE RHUMATISMALE · texte numérisé non relu

OPHTALMIE RHUMATISMALE

M. Lebon, négociant, place des Minimes, à Nantes, était atteint depuis plusieurs années d'une ophtalmie rhumatismale

pour laquelle il avait eu inutilement recours aux soins de deux des médecins les plus habiles de Nantes , d'un confrère d'Angers et de quelques-unes de nos célébrités, lorsqu'il réclama mes conseils. Un amaigrissement considérable , une faiblesse toujours croissante, des récidives de plus en plus fréquentes et de plus en plus redoutables, rendaient cette affection sérieuse et même très-inquiétante pour l'avenir , bien que M. Lebon n'eût que trente ans.

Des frictions avec le calomel , le camphre et la belladone sur le front et les tempes, des applications froides et astringentes sur les yeux , des cautérisations quand il s'est présenté des ulcères, l'introduction entre les paupières de pommades astringentes ou légèrement caustiques , l'emploi lors des premières rechutes de médications générales toniques (les mêmes que chez les femmes chlorotiques) , afin de remédier aux effets des nombreuses saignées conseillées par tous les médecins qui avaient soigné M. Lebon avant moi; voilà comment j'ai compris le traitement du malade en question. Cette méthode, tout abortive, a été justifiée par l'un des plus beaux succès que la médecine puisse obtenir : dès la première année , les rechutes ont diminué de gravité, en devenant moins fréquentes; et la seconde année, M. Lebon, atteint trois fois de son ophtalmie rhumatismale , n'a pas gardé en tout la maison pendant six jours; cependant il a subi à deux reprises les inondations de la Loire et les inconvénients de l'humidité froide, si graves pour tous, et sourtout pour les rhumatisés.

IIUTIS.

Nous terminerons cette étude pratique de la méthode abortive par quelques cas d'iritis racontés le plus succinctement possible et par un fait de rétinite.

Chauvet, de Frossay, reçoit un coup d'épine dans l'œil

Page 1