‹ Études de clinique chirurgicaleChapitre 1 sur 99 · PROFESSEUR DE CLINIQUE CHIRURGICALE A L’ 11 O T EL- D I E U · texte numérisé non relu

PROFESSEUR DE CLINIQUE CHIRURGICALE A L’ 11 O T EL- D I E U

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La publication de ces études de clinique chirurgicale marquera une première étape sur une route où j’espère en fournir plusieurs. En d’autres termes, si les circonstances me permettent de donner suite à mes intentions actuelles, ce volume ne restera pas unique. Quelle sera la longueur de la série projetée ? A quels intervalles verront le jour les unités qui la composeront? Je ne saurais le dire dès maintenant. L’essentiel est que j’entre sans retard dans la voie où me poussait un secret désir et que j’affirme, par une première manifestation, l’expresse volonté ne ne pas laisser se perdre les nombreux et précieux matériaux que l’activité d’un service de clinique accumule rapidement dans les mains du professeur et de ses collaborateurs.

C’est pour donner de suite une forme tangible à mes projets que je livre au public médical un résumé, ou mieux un extrait de ma première année d’enseignement ; mais je pense qu il y aura avantage dans l’avenir à réunir sous une même couverture les documents de deux ou trois années. Une

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sélecl ion plus rigoureuse présidera ainsi à l’éclosion des volumes subséquents et ceux-ci ne manqueront pas d’y gagner en importance el en valeur scientifique.

Le mouvement d’une clinique chirurgicale revêt trois aspects : l’observation des malades, les leçons à l’amphithéâtre, les opérations. Il m’a semblé opportun de ménager une place à chacune de ces formes d’enseignement dans le cadre de ce volume ; ce sera sur ce type que les autres seront façonnés.

.Dans une première partie, j’expose les résultats des opérations ; dans une seconde se succèdent vingt leçons d’importance inégale, dont plusieurs ont été déjà publiées ; dans la troisième s’aligne un nombre respectable d’observations empruntant leur intérêt soit à leur rareté, soit à certaines particularités d’évolution des maladies qui en fournissent la substance, soit encore à leur actualité.

Ce recueil de faits représente un retour à une forme de publication très profitable, pratiquée par plusieurs de nos devanciers, trop tombée en désuétude de nos jours. Combien de ces histoires de malades étaient destinées à rester éternellement enfouies dans mes cartons, si je n’avais cru devoir les associer à quelques-unes de mes leçons!

De celles-ci je n’ai rien à dire, si ce n’est que j’en ai rédigé plusieurs moi-même et que j’ai révisé les autres avec soin, malgré toute la confiance que m’inspiraient ceux qui les avaient recueillies.

Quant à ma statistique, elle vaut, d’une manière générale, ce que valent toutes les statistiques. Comme on n’a pas encore trouvé de meilleur moyen, pour faire connaître la valeur des opérations, que d’en déclarer sincèrement les résultats, au point de vue de la gravité d’abord, de l’efficacité ensuite, je procède comme tout le monde, sans toutefois me dissimuler les lacunes résultant de l’insuffisance des détails.

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Aussi bien une statistique d’ensemble ne peut-elle avoir d’autre prétention que de donner une idée assez fidèlement exacte du mouvement général d’un service de chirurgie. Quoique passibles encore de plus d’un reproche, les statistiques partielles, dressées dans un but déterminé, consacrées à un objet précis, offrant à la critique, par l’abondance des renseignements, des éléments sérieux de jugement, sont de beaucoup les plus utiles, les plus démonstratives.

Pour apprécier, dans mon relevé général ou dans chacun des groupes d’opérations, le tant pour cent des résultats défavorables, avec l’équité voulue, il est nécessaire de tenir compte de toutes les circonstances qui auraient pu en modifier la proportion, dans un sens bon ou mauvais. Par exemple, un service de chirurgie, unique dans un hôpital, aboutissant forcé de tous les accidents graves et de tous les cas d’urgence du quartier, où les suppurations de toute sorte trouvent une large hospitalité, parce qu’il serait inhumain de la leur refuser, sous prétexte d’écarter des autres malades des causes d’infection, ce service fonctionne-t-il dans les mêmes conditions que ceux où les cas d’urgence, où les malades suppurants ne sont admis que deux ou trois jours par semaine et parfois avec toutes les restrictions possibles?

11 est consolant de pouvoir dire que, même dans ces conditions en apparence désavantageuses, on peut encore obtenir des résultats satisfaisants. Les quelques points noirs qui tachent la colonne des suites opératoires sont presque tous de ceux dont le nombre varie d’une année à l’autre, suivant les hasards des entrées, la nature et la gravité des cas. •l’admets bien cependant que la perfectibilité des opérateurs est une condition d’amélioration des statistiques capable d ouvi ii sui 1 avenir de séduisantes perspectives et que nul ne peut impunément perdre de vue.

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Quoique la plupart des grandes opérations ressortissant à la chirurgie générale ou à la gynécologie aient été pratiquées par moi-même, ma lourde lâche a été allégée par le zèle de ceux que ma confiance a appelés à la partager. Je veux leur payer ici le tribut de remerciements que je leur dois; mais il faut que ce tribut soit double pour ceux qui ont travaillé activement à ce livre. On verra que mon chef de clinique, M. Lyot; queM. Pichevin, le chef des travaux gynécologiques; que M. Sebileau, mon ancien interne, actuellement agrégé de la Faculté, ont recueilli chacun plusieurs de mes leçons; mais il est juste que je mette en relief le rôle important de M. Lyot dans la composition de ce volume. Le recueil de faits est exclusivement son œuvre; c’est lui seul qui a rédigé et mis au point toutes les observations qui s’y trouvent réunies. Sa participation s’est élevée ainsi à la hauteur d’une véritable collaboration.

Mais ce n’est pas tout encore. J’ai eu la bonne fortune de pouvoir mettrej largement à contribution le talent de dessinateurs et de photographes de M. Lyot, de M. Fabre- Domergue, mon chef de laboratoire, et de M. Thélohan, préparateur d’histologie et de bactériologie. Ce concours artistique m’a permis de joindre de nombreuses figures à l’exposé des cas les plus susceptibles d’une démonstration matérielle par le dessin d’ensemble ou de détail.

Dans la leçon d’ouverture insérée en tète de ce volume, j’annonce la terminaison prochaine des grands travaux d’édification d’un amphithéâtre d’opérations et d’un service de gynécologie, commencés alors depuis peu de temps. Ces travaux sont aujourd’hui finis, ou bien près de l’être. Avant la fin du mois de novembre, la réorganisation de la clinique chirurgicale de l’hôpital Necker sera complète. Si certains desiderata, inhérents à la répartition des malades dans les salles, ne peuvent être comblés, si l’idéal, voisin du rêvé,

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