‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 105 sur 168 · Lettre à Cliarles IX, du 2$ mars lîiO'J, p · texte numérisé non relu

Lettre à Cliarles IX, du 2$ mars lîiO'J, p

perde date, de ne plus répondre aux besoins précis du présent, et de mal préparer l'avenir. Comment proposer, après quinze siècles de christianisme, de revenir aux mœurs guerrières des peuples antiques, ces peuples fussent-ils les Hébreux?

A la décharge de Pie V il est juste de reconnaître que, s'il souhaita la ruine complète des ennemis de l'Eglise et de l'Etat, il demanda toujours qu'on leur fît une guerre ouverte et qu'on les châtiât d'après les lois existantes ^ . C'est ce qui le sauve du reproche de barbarie et d'iniquité qu'on lui a trop souvent adressé. Partisan de la justice et d'une justice inexorable, il réprouve les moyens que n'avoue pas la morale la plus sévère. Ce caractère de droiture et d'honnêteté se manifeste, nous allons le voir, d'une façon plus nette encore dans l'attitude qu'il garda en apprenant un projet de complot conçu par la cour de France ou plutôt par Catherine de Médicis contre la vie des chefs huguenots.

Page 1