Paris et Lyon, Delhomme et Briguet, isas
7. Dans Kircheûgeschichlliche Abhandlungen und Unlersuclmn- {/ert,Paderborn, t899, t. H, p. 444 sq. Pour une plus ample biblioi^raphie du sujet, voir H. de l'Épinois, von Gebler, Grisar et Jaugey, ouv. cit.
On ne s'étonnera donc pas que, pour répondre aux préoccupations des générations nouvelles, nous entreprenions d'exposer ici et d'apprécier, avec toute rimpartialité dont nous sommes capable, les deux procès de Galilée et la condamnation dont sa doctrine et sa personne ont été l'objet.
LE PR0ci:S DE 1616.
Les polémiques qui valurent à Galilée d'être traduit devant le tribunal du Saint-Office remontent assez haut dans la vie du savant astronome. Né à Pise le 18 février 1564, professeur de mathématiques à l'Université de cette ville dès 1589 (à l'âge de vingt-cinq ans), puis professeur à Padoue (1592), où on le retrouve encore en 1606, il s'était attiré par son enseignement de vives antipathies. Aristote régnait alors en maître dans l'école. Sa théorie du mouvement, en particulier, faisait loi pour presque tous les esprits. Oser y porter atteinte était commettre im acte d'irrévérence impardonnable ; c'était en même temps faire injure, comme parle Cingoli, à tous « ces satrapes et grands bacheliers » ^ qui se constituaient les défenseurs du péripatétisme. Or Galilée eut cette audace. Ses cours à Pise et à Padoue lui fournirent l'occasion de diriger diverses attaques contre la doctrine de l'immutabilité des cieux.
Tant de hardiesse ne devait pas rester impunie.