‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 134 sur 168 · Von Gebler, Die Acten, p. 47; ms. du Procès, loi. 370 v · texte numérisé non relu

Von Gebler, Die Acten, p. 47; ms. du Procès, loi. 370 v

3. Petrus Lombardus, archiep. Armacanus; Fr. Hyaciiitlius Petronius, sacri apostolici Palatii magister; Fr. Raphaël Riplioz, tlieoIogi;r magister et vicarius generalis ordinis Prœdicatorum ; Fr. Micliacl Angélus Seghitii, sacrce tlieologiœ magister et comniissarius Saneti Oflicii; Fr. Hieronymus de Casali majori, consullor Saneti Olficii ; Fr. Tiiomas deLemos; Fr. Gregorius Nunnius Coronel; Benediclus Justiiius, S. J. ; D. Raphaël Uastellius, cler. reg., doctor theologus; D. Michaël a Napoli, ex Congreg. Cassinensi ; Fr. Jacobus Tintas, socius R"" Patris commissarii Saneti Olficii. Loc. cit.

Le 25 février, le cardinal Millin fit savoir à l'assesseur et au commissaire du Saint-Office que, vu la censure prononcée par les théologiens sur les propositions de Galilée, le Saint-Père avait ordonné au cardinal Bellarmin de convoquer Galilée afin de l'avertir qu'il eût à abandonner son opinion (le texte primitif portait ses opinions) ^ . Dans le cas où il refuserait d'obéir, le commissaire devait, devant notaire et témoins, lui intimer « l'ordre de s'abstenir entièrement d'enseigner cette doctrine et opinion, ou de la défendre ou de la traiter; à défaut d'acquiescement, il serait incarcéré » : ut omnino abstineat hujusmodi doctrinam et opinioneni docere aut defendere seu de ea tractare ; si çero non acquieverit, carceretur 2,

En conséquence, le vendredi 26, le cardinal Bellarmin fit venir Galilée dans son palais, et là, en présence du commissaire général du Saint-Office, l'avertit de l'erreur qui lui était reprochée et l'invita à l'abandonner. Ensuite ^ le commissaire lui-même, devant témoins et notamment devant le cardinal Bellarmin, lui intima, au nom du Souverain Pontife et de la Congrégation du Saint-Office, « l'ordre d'abandonner entièrement l'opinion qui prétend que le soleil est le centre du monde et immobile et que la terre se meut « ; défense de « la soutenir désormais en aucune manière, de l'enseigner ou de la défendre par

1. Cf. Von Gebler, Die Acten, p. 49; ms. du Procès, fol. 378 V.

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