‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 153 sur 168 · Grisar {ouv. cit., p. 22-2) donne les principaux noms · texte numérisé non relu

Grisar {ouv. cit., p. 22-2) donne les principaux noms

-i. 11 consacre à cette thèse les pages 213 à 2.51 de son ouvrage. J). Zur Galilei-Frage, p. -400 sq.

LA CONDAMNATION DE GALILEE. S-i»

teurs. Mais, remarque-t-il, celte censure apparaît sous forme de référence historique, et le décret qui suit contient seulement, à propos de la théorie de Galilée, la formule : falsa ed omninamente contraria alla sacra e divina Scrittura ^ . Cette formule revient encore dans la condamnation des ouvrages qui renfermaient la même doctrine. Si elle apparaît ailleurs légèrement modifiée, c'est toujours dans le sens d'un adoucissement, falsa, jamais dans le sens d'une aggravation, jamais notamment dans le sens de la note « hérésie ». La sentence finale ne connaît pas d'autre qualification que « contraire à la Sainte Ecriture ».

' Les documents autorisent-ils cette interprétation? Nous ne le croyons pas. Les mots « contraire à l'Ecriture » ne sont pas une note théologique appliquée à une proposition censurable, ils indiquent plutôt le motif de la censure. Le P. Grisar, en un endroit de son livre, fait lui-même observer que les mots : dwinse scripturse omnino adversans ne rentrent pas dans la série des censures ecclésiastiques. Les théologiens et les historiens de l'Inquisition ne signalent pas d'autres notes des propositions censurées, que les suivantes : hœresi proxima, erronea, temeraria, falsa. Faut-il croire que les juges de Galilée aient créé une qualification nouvelle pour stigmatiser la doctrine copernicienne? Le P. Grisar ne recule pas devant cette conclusion. Mais sans compter qu'elle est en elle-même invraisemblable, les pièces du procès ne permettent pas de l'admettre. Examinons l'un après l'autre les documents.

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