Ibid., t. V, p. 550. Lettre de
3. Le procès de Galilée et la théologie, p. d20. Le P. Grisar reconnaît également que la certitude pouvait dispenser les Coperniciens de se soumettre à la décision du Saint-Office : « Nur Evidenz des Gegentheiles kônnte den Kalholiken von der Pfliclit religiôser Unlerwerfung.unter das Entsciiiedene entljinden. >> Galileistudien, p. 249-
doctrine copernicienne * . Mersenne ne se lassait pas de témoigner publiquement son admiration pour Galilée. « Tous ceux qui ont écrit contre ce grand homme, disait-il un jour, ne sont quasi pas dig-nes qu'on les nomme, de sorte que je mécontente d'agir noblement avec lui en parlant de ses expériences ^. » D'autres furent plus hardis encore. Le dominicain Campanella publia en 1637 un livre où il défendait le système de Copernic et le déclarait expressément « non contraire à l'Ecriture ^ ». Ce fut le premier ouvrage de ce genre qui parut en France après la condamnation de Galilée.
Louer, comme Mersenne, en toute occasion les expériences de Galilée, ou déclarer, comme le faisait Campanella, que le système de Copernic n'était pas contraire à l'Ecriture, c'était méconnaître la valeur doctrinale de la sentence des Congrégations romaines. En France, où l'on tenait volontiers pour non avenues les décisions de l'Index, une telle conduite n'était pas, à la vérité, surprenante. Mais certains théologiens ultramontains s'avisèrent bientôt euxmêmes qu'elle n'avait rien de répréhensible. Leur sentiment se résume dans celui du P. Kochansky. Après avoir fait observer que les arguments des Coperniciens établissent seulement une probabilité en faveur de leur opinion et par conséquent n'obligent pas à abandonner l'interprétation habituelle des pas-
1. Œuvres de Descartes, t. I, p. 324. • Pour le mouvement de la terre je m'estonne qu'un liomme d'Église en ose écrire, en quelque façon qu'il s'excuse, «écrivait encore Descartes à Mersenne, avril 163'», /6i'd., p. 288.