Demonstrat. evangel., P. G., t. XXU, col
tinence convient aux évêques et aux prêtres : kpwijiÉvoui; TTpoarjxet. 11 témoigne encore que le service du Seigneur n'est guère compatible avec le souci de la famille. Soit ! Mais d'une loi du célibat, on cherche en vain la trace dans sa défense du christianisme. S'il eût connu une règle pareille, il lui eût été facile de répondre à ses adversaires : « La loi ne regarde que le clergé supérieur, mais les clercs inférieurs, à plus forte raison les fidèles peuvent et doivent user du mariage et du lit immaculé. » Au contraire, il assure que l'Ecriture prêche à tous la sainteté du mariage. Il n'entend donc pas qu'une loi positive rende le célibat obligatoire pour les clercs. La convenance seule les astreint à la continence : Trpoffr^xei.
Saint Cyrille de Jérusalem n'enseigne pas une autre doctrine, quand, pour établir que le Sauveur du monde devait naître d'une vierge, il fait observer que le prêtre qui est au service du Seigneur, s'il veut bien remplir son office, doit s'abstenir de la femme; il ne parle pas d'une loi de la continence obligeant tous les prêtres, il parle de la pratique des prêtres soucieux de leur dignité : xaXwi; lepaxeutov ^ .
Saint Jean Chrysostome, qu'on invoque comme témoin de la loi du célibat ecclésiastique, montre plutôt que cette loi lui est inconnue. A propos du texte de saint Paul à Timothée, il marque bien qu'on peut entendre les mots : unius uxoris virum, de celui qui n'a pas d'épouse, ou de celui qui ayant une épouse vit comme s'il n'en avait pas. Mais il fait observer que cette interprétation n'est pas celle de tous les interprètes : xtvè; [xèv oûv cpa^iv ^. Un peu