‹ Études de critique et d'histoire religieuse (volume 2)Chapitre 71 sur 168 · Hist. Fr., lib. IV, cap · texte numérisé non relu

Hist. Fr., lib. IV, cap

3. « Turonici audientes regressum fuisse regem de caede Saxonum, facto consensu in Eufronium presbyterum, ad eum pergunt ; dalaque suggeslione, respondit rex : Praeceperam enim ut Cato presbyter illicordinaretur, et cur est spreta jussio nostra? » Hist. Fr., lib. IV, cap. 15.

4. • Desancto veroEufronio interrogâns, dixerunt eum nepotem esse beati Gregorii... Respondit rex : Prima haec est et magna generatio. Fiat voluntas Dei et beati Martini; eleclio compleatur. Et data praeceptione », etc. Hist. Fr., lib. IV, cap. 15. Ici tout est régulier : élection par le peuple; contrôle de l'élection par le roi ; i»écep<e royal et sacre.

Si dans ce dernier cas le choix des électeurs s'est imposé à Clotaire, il est visible qu'en général sa volonté ne tient guère compte des règles canoniques. Childebert, au contraire, se montrera presque toujours fidèle observateur du droit. Entre les fils de Clovis. celui-ci fut sans contredit le plus religieux; l'Église n'eut qu'à se louer de sa conduite; Venance Fortunat est intarissable quand il entreprend de faire son éloge : c'est le doux, le sage, le bon, le juste, le pieux roi, le Melcliisédech de la Gaule, le roi et le prêtre qui, tout laïque qu'il est, accomplit l'œuvre de la religion'. Comme son père, Childebert fut plein de prévenances pour les évêques et pour les ascètes ^ ; à l'un il fait don d'un cheval ^ ; il visite un autre, saint Aubin, afin de lui épargner la fatigue du voyage ^. Les églises et les monastères sont fréquemment honorés de ses libéralités^; le butin qu'il rapporta de sa campagne d'Espagne ne rentra pas au trésor, mais fut partagé entre les églises de son royaume ^. Le clergé est à ses yeux un corps digne

1. Veuantius Fortunalus, Miscellan., VI, iv, 13; VI, viii, 19; 11, xiv,

2. Greg. Turon., Vitae Patriim, Vlir, 3; De Gloria confessor.,8i; Venant. Fortunat., Vita Germani Parisiens., cap. 13. ap. Rlabillon, Acta SS. ord. S. B., 1. 1, p. 221 ; Vila Leobini, cap. 1819, ap. Mabillon, lbid.,v. 118.

3. Venant. Fortunat., Vita Germani, cap. 2-2, loc. cit., p. 22:;.

4. Venant. Fortunat., Vita Albini, cap. M, ap. Mabillon, loc. cit., p. 104.

5. Diplômes pour Notre-Dame de Paris (Mon. Germ., Diplomata, p. 5), pour Saint-Vincent [Ibid., p. 7), pour Saint-Calais et ses moines (Ibid., p. 3). Sur la date du premier diplôme que Pertz lixe en 528 et qui ne saurait être antérieure à 555, cf. Longnon, Géographie de la Gaule au Vl^ siècle, p. 113, note 2. Cf. Greg. Turon., De Gloria confess., 82. Le souvenir des libéralités de Cliildebert demeura vivace, comme le prouvent le Vila Marculfi (ap. Mabillon, Acta, t. I, p. 120) et le Vila Samsonis {Ibid., p. 168), deux biographies d'une valeur par ailleurs fort contestable.

Page 1