Cum non valerel, muneribus vicit. » Hist Franc, VI
4. « Jovinus, qui quondam provliiciae rector fuerat, regium de episcopatu praeceptum accipit. » Ibid.
5. Bist. Franc, YI, 38. A Yence, Childebert II avait imposé de sa propre autorité, rege largiente, Pronimius, évéque exilé d'Agde. Ibid., IX, 24.
6. « Nullum plus odio quam ecclesias habens, • etc. Greg. Tur., Hist. Franc, YI, 46.
7. « In cujus tempore pauci quodammodo episcopalura clerici mcruerunt. » Ibid.
au Mans. Domnolus, vieux et cassé, avait désigné l'abbé Théodulphe pour lui succéder. Chilpéric entra d'abord dans ses vues; mais bientôt il se ravisa et remplaça Tliéodulphe par Badégésile, maire du palais, qu'il fit tonsurer et qu'il installa sur le siège du Mans, quarante jours après la mort de Domnolus \ A Aix, le comte Nicétius reçut de même, avec son agrément, la tonsure, afin de pouvoir monter dans la chaire épiscopale de cette ville -. C'est encore par ordre du roi, et sans élection régulière, que Nonnichius succéda à Félix sur le siège de Nantes ^. Bref, parmi les nominations épiscopales accomplies sous le règne de Chilpéric, Grégoire de Tours n'en cite aucune où l'on voie les canons fidèlement observés. Cette politique autoritaire et capricieuse, familière à Brunehaut aussi bien qu"à Chilpéric, provoquait inévitablement l'indignation de tous les hommes sensés. Grégoire de Tours, dordinaire si modéré, ne peut s'empêcher de protester contre elle. Mais il n'était guère facile d'y apporter remède. Les eonciles ne se tiennent plus en Gaule que d'une façon irrégulière et intermittente, et, quand ils se réunissent, ils laissent de côté les questions d'intérêt général pour ne s'occuper que des sujets particuliers qui ont motivé leur convocation •*. C'est en vain que le roi
i. Hist. Franc, VI, 9.
2. • Nicelius cornes loci illius.... iiraeceptionem a Cliilperico elicuerat, ut tonsoratus civitati illi sacerdos daretur. «Ibid., YII, 31. Le précepte royal ne fut pas exécuté; les évéques sacrèrent le prêtre Faustinianus.
3. « Rege ordiuante successit. » Greg. Turon., Hist. Franc, VI, \o. A Kouen, après l'expulsion de Prétextât, et plus tard après sa mort, Frédégonde imposa son candidat Mélance : o Fredesundis Melancium, quera prius episcopum posuerat, ecclesiae instituit. » Ibid., VIII, 41.
4. Sous Chilpéric, concile de Paris pour juger Prétextât (Greg.
Contran sollicite le concours de Childebert II pour réunir un concile de tous les évêques de l'Austrasie et de la Bourg'ogne ^ ; en vain Grégoire le Grand presse Brunehaut d'assembler son clergé afin de condamner la simonie et la nomination des laïques^. La seule ressource qui restait aux évêques, en face des envahissements continus de la royauté, était de proposer à celle-ci ou même d'imposer d'une façon discrète à son choix des hommes capables de remplir avec sagesse le ministère sacré. Encore cette mesure ne réussit-elle pas toujours. Si Gontran ne fit pas difficulté d'agréer le successeur que Maurille, évêque de Cahors, s'était choisi ^, Chilpéric ne se soucia guère des candidatures de ce genre; il substitua, nous l'avons vu, à l'élu de Domnolus, qui était dans les ordres, un simple laïque, le maire du palais, Badégésile, et il annula de même, au profit d'un autre laïque, le choix que Félix de Nantes avait fait de son propre neveu pour occuper après lui le siège de cette ville. A vrai dire, le choix de Félix n'était guère régulier; c'était une tentative déplorable de népotisme ; et Grégoire de Tours avait refusé nettement de s'y associer ''. Mais le souci de Chilpéric n'était nullement de réprimer un abus ; en nommant Nonni-
Turon., Hist. Franc, V, 18) ; concile de Berny-Rivière (Aisne), Brejînacus villa (Cf. Longnon, Géographie de la Gaule au VI" siècle, p. 393-401), pour juger Grégoire de Tours {His/.. Franc, y, 49). Sous Childebert II, concile de Clermont. pour régler un conflit entre les évêques de Rodez et de Cahors {Hist. Franc, VI, 38); concile de Metz pour condamner Gilles de Reims {Hist. Franc, X, 19); autre concile de Clermont pour juger l'adultère Tetradia {Ibid., X, 8).