‹ Études de critique et d'histoire religieuseChapitre 84 sur 142 · PA PO · texte numérisé non relu

PA PO

d'honneur, on cite précisément Jehan Luillier, un « marchand drappier » qui lui avait fourni, en 1429, « la fine Brucelle vermeille pour faire une robe et huque ! ». Et comme si la Providence avait tout ménagé pour qu'aucune méprise ne fût possible, « la mère de Jeanne d’Are, Isabelle Romée, se trouvait à Orléans en 1439 ». Nul n’était plus à même qu'elle de reconnaître sa fille. « Or elle ne fit pas entendre la moindre protestation devant Jeanne des Harmoises et ne la désavoua pas ?. »

On aimerait à suivre de plus près et en détail la vie de la Pucelle retrouvée. Certains veulent voir dans le Formicarium de Jean Nider * et dans la Chronique du Bourgeois de Paris ‘, plusieurs traits, d’ailleurs peu édifiants, de la nouvelle carrière qu’elle a fournie. Mais les récits de ces deux écrivains s'appliquent à diverses aventurières qui n'ont rien de commun avec la Dame des Harmoises. Bornons-nous à signaler un yoyage de Jeanne à Tours, dont on retrouve la trace dans un registre des Comptes de cette ville ÿ pour l'année 1438-1439.

On ignore la date de sa mort. Un acte daté de 1443 atteste qu'à cette époque elle accompagnait encore son frère Pierre ‘du Lys et s’'employait avec lui au service du roif. A partir de 1450 (?), les Actes orléanais l’appellent couramment « feue la Pu-

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