‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 138 sur 177 · Le Opère, t. VI, p · texte numérisé non relu

Le Opère, t. VI, p

3. Le Opere,t, VI, p. 228. Lettre de Pierre Guicciardini au grand-duc de Toscane, en date du 4 mars 1616.

astronome ne fut d'ailleurs pas mise en cause. Le 19 février 1616, tous les théologiens du Saint- Office avaient reçu une copie des propositions suivantes à censurer : « !•* Que le soleil est le centre du monde et par conséquent immobile de mouvement local ; 2° Que la terre n'est pas le centre du monde, ni immobile, mais se meut sur elle-même tout entière par un mouvement diurne » ; che la tej^ra non e ceu' tro del mondo, ne immobile, ma si îiiuove seconda se tutta etiam di moto diurno ^ . Les qualificateurs se réunirent le 23 février, et, le lendemain 24, la censure fut portée dans le Saint-Office, en présence des théologiens consulteurs. « Tous déclarèrent que la première proposition était insensée et absurde en philosophie, et formellement hérétique, en tant qu'elle contredisait expressément de nombreux passages de la Sainte Écriture, selon la propriété des mots et selon l'interprétation commune et le sens des saints Pères et des docteurs théologiens. » Quant à la secondé, ils déclarèrent pareillement, à l'unanimité, qu'elle « méritait la même censure en philosophie et que, par rapport à la vérité théologique, elle était au moins erronée dans la foi ^ ». Suivent, dans les pièces du procès, les noms des onze consulteurs, que nous donnons en note ^.

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