Ep. CY, P. G., t. LXVI, col. 148S
3. Ep. ad. Dracontium, cap. 9, P. G., t. XXV, col. 533 ; cf. Funk, Côlibat und Priesterehe, p. 145.
blir que, si la continence absolue était observée par la plupart des clercs mariés, évêques, prêtres ou diacres, l'Église autorisait néanmoins ceux qui ne se sentaient pas de vocation pour le célibat à user de leurs droits conjugaux.
Clément d'Alexandrie est un des plus anciens témoins de cette liberté sacerdotale. Ayant l'occasion de commenter dans ses Stromata les textes de saint Paul, I Corinth., vu, 32, et I Timoth., v, 14, où l'Apôtre exprime le désir que les jeunes filles se marient, il ajoute immédiatement : « Certes l'Eglise admet fort bien l'homme d'une seule femme, qu'il soit prêtre, diacre ou laïque ; s'il use irréprochablement du mariage, il sera sauvé en engendrant des enfants » : val (xy-jV xai xov t^ç [xtaç fi^its.vmi avSpa lîavu dTcoSéy^STat, xàv TrpEffêuTspoç '^ xàv Siaxovoç xàv Xaïxoç, àvsTrt- Xtjtttoç Y'''!^^ XP'^}*^^^^' ffwô-^ffexa t os Sià -r^ç xsxvoYOVtaç^. La phrase , ce semble, ne prête pas à l'équivoque, et c'est en vain que Bickell a entrepris de la détourner de son vrai sens, en prétendant qu'elle n'accordait qu'aux laïques le droit de procréer des enfants-. Le D"^ Funk a fort bien prouvé qu'une telle interprétation était tendancieuse et condamnée tout à la fois par le contexte et par la grammaire ^.
Le canon x du concile d'Ancyre (314) éclaircirait au besoin la question, en ce qui concerne le diaconat. « Les diacres, y est-il dit, qui, lors de leur ordination, ont attesté qu'ils voulaient prendre femme, parce qu'ils ne pouvaient demeurer -ainsi (dans le célibat), continueront, s'ils prennent femme plus tard,
\. Stromata, lib. m, cap. 13, P, G., t. VIII, col. H39.