‹ Etudes de critique et d'histoire religieuse [microform]Chapitre 99 sur 177 · Voir, sur cette question, Patetta, ouv. cit., p. 3i · texte numérisé non relu

Voir, sur cette question, Patetta, ouv. cit., p. 3i

2. Zeitschrift fur Kirchenrechi, vol. XIX (1884), p. 361-372; cf. Patetta, ouv, cit., p. 343-3o3.

prononcer sur la légitimité des Ordalies, il garde une réserve fort significative. Nous voulons parler de l'affaire du divorce de Lothaire. En 856, un esclave avait démontré par l'épreuve de l'eau bouillante l'innocence de la reine accusée d'adultère par son royal époux. Plus tard, quand le procès lut porté à la cour de Rome, le pape fait une allusion manifeste à cette épreuve, et, au lieu d'en blâmer l'usage, il paraît même en reconnaître la valeur, sinon en droit, du moins en fait : « Siquidem tu, quantum humanus intellectus sufficit invenire... innoxiasem- T^er comprobata es... » écrit-il à la reine \ et il reproche aux évéques Theutgaud et Gonthaire, partisans du roi : « Qualiter primum quidem Theutbergam per elecium ah illisjudicium purgatamy denuo impetere contra divinam et humanam legem minime formidaverint^. » Or, au moment où Hincmar, dans son traité De divortio Lotharii et Theutbergse , proclamait si hautement la légalité des Ordalies, la réserve et la discrétion du pape Nicolas ne pouvait être que voulue ^.

A quelque temps de là, Etienne V s'occupait aussi des Ordalies, en réponse à une lettre de l'archevêque de Mayence qui lui demandait quelle conduite les tribunaux synodaux devaient tenir en cas d'infanticide par imprudence : « De infantibus qui in uno lecto cum parentibus dormientes mortui reperiuntur, utrum ferro candenti an aqua ferventi seu alio quolibet examine parentes se purifîcare debeant eos non oppressisse. » Là encore, le pape se tient

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