Einleitung in das Neue Testament
vulgaire. La plupart des expressions qu’on a tenues pour des hébraïsmes se retrouvent dans les papyrus. Aïnsi Blérew ro se lit dans plusieurs papyrus. Les prépositions et et & sont interchangeables dans le Nouveau Testament comme dans les papyrus. La syntaxe du Nouveau Testament n'est pas strictement modelée d’après les règles classiques, mais plusieurs de ses écrivains ne manquaient pas d’habileté littéraire et pouvaient user de distinctions suggestives, quelquefois subtiles, pour exprimer les pensées nouvelles et les idées qu'ils voulaient enseigner.
Bien que des mains étrangères aient donné leur forme dernière aux épîtres pastorales on peut continuer à les attribuer à Paul. Si les épîtres de Paul doivent être appelées des lettres, il faut y joindre les épithètes « missionnaires » ou « pastorales ». On doit les regarder autant comme des discours que comme des lettres. Il faut y reconnaître un certain art.
L'épitre aux Hébreux montre plus de structure artistique que tout autre écrit du Nouveau Testament. Chaque sentence est soigneusement achevée, chaque période exactement balancée. Le plan du tout est bien ordonné; chaque pas dépend immédiatement du précédent et l'usage des questions rhétoriques, quelquefois condensées en un seul mot, trahit l'écrivain consciencieux et habile.
La seconde épitre de Pierre est un écrit pseudonyme. Les épitres johanniques sont de l’auteur du IV° évangile, lequel avait dans l'oreille le balancement et la cadence du vers de l’Ancien Testament. La langue et le style si particuliers de l’Apocalypse s'expliquent par ce fait que l’auteur écrivait dans une langue qui n’était pas la sienne.
Les critiques s'accordent à admettre que Marc est - notre plus ancien évangile et qu'avec les Logia il a été
la source de Matthieu et de Luc. L’évangile de Matthieu ne peut être identifié avec les Logia. Le IV° évangile vient de Jean, le disciple bien-aimé.
Dans la première partie des Actes Luc s’est servi d'une source araméenne; il est l’auteur du Journal de voyage. Il a retravaillé les discours qui lui venaient principalement de sources orales. L’exactitude historique de ses récits a été prouvée par les plus récentes découvertes archéologiques. La relation exacte des deux formes du texte n’a pu être encore déterminée d’une façon précise.
Une des causes de corruption du texte néotestamentaire fut l'emploi du papyrus, matière très friable. I1 s'y produisait des trous, causant des lacunes dans le texte, lacunes qui étaient comblées au petit bonheur par les scribes. Une autre cause était l'emploi de scribes non professionnels; en ce temps-là d’ailleurs les copistes ne se croyaient pas astreints à une reproduction strictement littérale du texte.
La collection des écrits du Nouveau Testament se fit graduellement; elle ne fut pas officielle et canonisée par les Conciles avant l’an 397. Tout ce qui méritait d'être conservé de la première littérature chrétienne entra dans cette collection.
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