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Mélange des deux acides

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Il suffit de jeter un regard sur les valeurs de k, dans les trois séries d'expériences, pour reconnaître une constance sensible en ce qui concerne les corps non-mélangés, l'acide dibromosuccinique ou son isomère, tandis que le mélange de ces deux acides se trahit par une diminution très-frappante dans les valeurs de k.

IV. COMPAEAISON DES VITESSES DE TRANSFORMATION. IsOMERIE DES ACIDES FUMARIQUE ET MALEIQUE.

Dans cette quatrième application je touche au véritable but de mes recherches. Elles avaient été entreprises eu vue de connaître les grandeurs précises et caractéristiques nécessaires pour comparer les propriétés chimiques d'un corps avec sa formule de constitution. Si on porte, du côté de ces propriétés chimiques, son attention sur la vitesse de transformation, ou peut poser en principe qu'avant tout il est indispensable de connaître la valeur de k dans des circonstances bien définies, valeur que j'appellerai dans la suite »la constante des vitesses." En premier lieu, par conséquent, il s'agit de réaliser la marche normale de la transformation; en un mot:

» Toute comparaison de vitesses doit être précédée de la réalisation d'une marche de transformation normale."

Si cette condition ne se trouve pas remplie, on peut obtenir des résultats montrant des relations intéressantes, comme

le prouvent les recherches de M. Menschutkin sur l'éthérification, mais les relations rigoureuses et quantitatives nous restent cachées.

Cette condition fondamentale entrave singulièrement l'obtention de résultats, mais en revanche, nou seulement la valeur des données obtenues augmente, mais on trouve encore le grand avantage d'être renseigné sur les erreurs expérimentales que l'on peut commettre, et de découvrir, peut-être, des actions perturbatrices, présentant quelque intérêt.

Je n'aurais pas consacré un chajntre spécial à exprimer cette opinion, si l'occasion d'en tirer parti ne s'était présentée dans la question de l'isomérie des acides fumarique (/) et maléique (m).

Je saisis cette occasion pour passer en revue les différentes propriétés dont on doit tenir compte, me paraît-il, dans l'interprétation du cas d'isomérie que présentent ces deux substances :

1^. La grande facilité avec laquelle l'acide m s'unit au brome et à l'acide bromhydrique.

2^. La grande vitesse d'éthérification de l'acide m ^).

3^. L'aptitude de l'acide m à former un anhydride.

4^. La relation, d'une part, entre Tacide rn et Tacide tartrique inactif, et, d'autre part, entre l'acide / et l'acide racémique. Ces transformations se réalisent par l'action du permanganate de potassium ^) ; la deuxième a été effectuée aussi par bromuration préalable et substitution ultérieure de l'hydroxyle au brome ^).

5*^. La bromuration, suivie d'un enlèvement d'acide bromhydrique, transforme l'acide J en acide bromo-w, et l'acide m en acide bromo-y *).

2) B. B. XIIL 2150; XIV. 713.

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