XII. Gonimbrasia Osiris, Druce
Feu mon très honorable et aimable ami Westwood décrivit en 1840, dans les Proceedings of
the Zoological Society of London et figura sous le n° 2 de la PI. VIII, avec le nom de Sa/uwrnia
Rips NUDAURELIA BELINA ©, Westw., de Rikatla.
Belina, une belle Espèce que M. le Pasteur Henri A. Junod a élevée de la chenille, dans le pays de Rikatla (Delagoa-Afrique du Sud). M. Junod voulut bien m'envoyer des chrysalides vivantes. Plusieurs de ces chrysalides donnèrent leur papillon à Rennes et je constatai de belles variations
de couleur.
La fig. Y représente un O' dont le fond des ailes est brun olivâtre. Seulement aux ailes inférieures, le disque, surtout près du bord costal, est d'un rose vineux. La Q figurée sous la lettre V’ est entièrement d’un brun olivâtre, sans aucune éclaircie rougeâtre,
tandis que le G' représenté dans la fig. Y// a le fond des ailes entièrement d'un rouge vineux. C'est
Fig. V/
Fig. Y/. — NUDAURELIA BELINA Westw., de Rikatla.
— NUDAURELIA BELINA ©, Westw., var, /unodi, Ch. Obthr., de
Rikatla
AI
Fig.
Fig. W. — IMBRASIA ERTLI Q, Rebel, Rikatla.
Z GONIMBRASIA OSIRIS . Druce, du Transvaal.
du reste le seul exemplaire qui soit d’une couleur aussi uniformément rouge et je le désigne sous le nom de var. /#nodi.
La chenille de Belina, d'après un exemplaire que J'ai reçu de Natal, est épineuse, avec la tête
noire, les anneaux du corps couverts de petites plaques d’un blanc jaunatre et les imcisions noires.
Dans le Vol. IV des Etudes de Lépidoptérologie comparée, J'ai fait figurer, sous le n° 444 de la PI LIT, avec le nom de /#brasia Ertli, la Q d’une Saturnide de Rikatla, dont la chenille, représentée sous le n° 445 du même Volume IV, est bien différente de celle de Nzdaurelia Belina; je fais représenter sous la lettre W l’image photographique de cette /mbrasia Ertli Q; de même je fais représenter sous la lettre Z l’exemplaire qui a servi de modèle à la figure 534 de la PI. LVIII des Ærudes de Lépidoptérologie comparée, représentant Gonimbrasia Osiris Q, Druce.
On peut voir avec quelle fidélité M. J. Culot a reproduit le papillon que je lui avais remis.
La représentation en noir par procédés photographiques ne vaut évidemment pas la figuration en couleurs, mais elle peut singulièrement aider à reconnaître et à distinguer les grands Lépidoptères. Je crois que l'emploi combiné des figures coloriées et des photographies peut être extrêmement utile pour multipher la figuration et faciliter ainsi l’exacte identification des Espèces et
des Races, Formes ou Variétés des Papillons.
Notes pour servir à établir la Faune Française et Algérienne des Lépidoptères