LXXXVI INTRODUCTION
Toujours désireux, souvenants et reconnaissants nous avons été des visites des chers compatriotes.
Beaucoup occupaient et occupent d'éminentes situations; gouverneurs, présidents, ministres, sénateurs, députés, hauts fonctionnaires, personnalités marquantes dans les lettres, les sciences, les arts, l'agriculture, l'industrie, le commerce, les travaux et études en tous genres. Ce n'est pas un pèlerinage de la Mecque qu'ils font, mais la visite aux vieux parents, le retour au sol natal de la nation, sur lequel on retrouve des forces en le touchant, comme le personnage de l'antique fable.
Croit-on que de notre pensée puisse s'effacer la physionomie bienveillante, réfléchie et sage de sir Jette, qui, avec sa digne compagne et sa chère famille, était ici chez lui, et que la discrétion seule nous a privés de recevoir comme il convenait pour le représentant de l'ancienne France Nouvelle ? Oublieront-ils eux-mêmes les simples témoignages d'un attachement dont ils ont dii sentir la sincérité attendrie? Sir Wilfrid Laurier et lady Laurier ne sont-ils pas comme des hôtes respectés dont la place est toujours prête?
Ne faudrait-il pas reprendre les noms aimés que nous citions plus haut, soit qu'il s'agisse d'hommes publics ou de patriotes canadiens dont les traits restent en lumière chez nous, et sans que nous considérions à quel parti, à quelle partie politique ils s'étaient joints?
Ne croyons-nous pas voir encore, dans les salles oîi ils se sont réunis avec nous, des frères tels que