‹ Études de médecine clinique faites avec l'aide de la méthode graphique et des appareils enregistreursChapitre 90 sur 101 · ARTÈRE -PULMONAIRE · texte numérisé non relu

ARTÈRE -PULMONAIRE

Observas^ l.i ^ Excroissances [des valvules .de l’artère pulmonaire, avec destruction de l’une des valvules. — Homme de 29 ans entré le 22 juillet 1861 à l’hôpital d’Utrecht; visage blême" pieds enflés. L’auscultation et la percussion ne fournissaient aucun signe de lésion des poumons ni du cœur; La respiration était normale, le pouls lent et régulier. L’urine contenait une grande .quantité d’albumine et, de plus, des cylindres desquamés et des cellules d’épithélium en état de métamorphose graisseuse. Au bout de quelque temps survint une hydropisie ascite. L’urine continua à être albumineuse. Ensuite survint une diarrhée aux suites de laquelle le malade succomba le 12 octobre, sans qu’aucun trouble eût été constaté ni dans les fonctions de la respiration ni dans celles de la circulation. .

Autopsie vingt-quatre heures apres la mort. Cavité crânienne : cerveau et méninges sains ; poitrine, un peu de sérosité dans les plèvres ; poumons rétractés; le poumon gauche comme le droit contient trois petits noyaux d’engorgement ; la plèvre pulmonaire adhère en un point à droite. Les deux poumons sont transparents et surnagent dans l’eau..Des tumeurs dès deux poumons s’écoule une sérosité roussâtre. Le cœur n’est ni hypertrophié ni déplacé. Les cavités gauches sont larges, la valvule bicuspide est à l’état normal. Les valvules semi-lunaires de l’aorte sont également saines. La surface interne de l’aorte est lisse, à l’exception de quelques places où l’on trouvedes taches jaunes peu saillantes, de la grandeur d’une tête d’épingle (athérome). L’oreillette elle ventricule droits sont dilatés, leurs parois ne sont pas épaissies. La valvule tricuspide est intacte. Une maladie grave se voit sur la valvule gauche de l’artère pulmonaire, elle consiste en une tumeur purulente adhérente à la paroi artérielle, couverte de productions condvlomateuses de différentes grosseurs et de différentes formes. Les deux plus grandes avaient la forme de cônes : large base terminée en pointe, largeur d’environ 5 millimètres; longueur, 10 millimètres. A la place où s’élevaient ces ex croissances * la paroi artérielle était en dessous ulcérée et purulente, avec les bords de 1 ulcération taillés à pic. Les membranes interne et moyenne sont amincies et. réduites à une très-petite épaisseur. La face de la Valvule qui regarde le cœur est lisse. Sur la valvule moyenne et l'endocarde au-dessous, de petites taches. La troisième valvule enfin est

presque entièrement [détruité et réduite à un petit noyau semilunaire.

L’artère est amincie au niveau de cette valvule. Dans l’artère elle-même on ne rèmarque du, reste aucune autre altération morbide ni aucune trace d’une embolie dans ses branches. Les excroissances consistent en une masse caséeuse non organisée..;

Rien ailleurs;..

, Observ. IL — Embolie de la branche droite de Tarière pulmonaire avec dilatation delà branche gauche, et hypertrophie du coeur droit. -— Homme de 58 ans, entré lé 17 décembre 1860 à l’hôpital d’Utrecht, dans les salles du docteur Imans. G était un homme fort, manouvrièr de son état et qui avait été obligé de cesser son travail à cause d’une oppression accompagnée de palpitations de cœur insupportables. Le pouls était très-fréquent. Du côté gauche et à la base de” la poitrine on percevait de la matité et des râles crépitants. Du reste ce côté paraissait agrandi ; et en auscultant lé cœur on entendait à là place du premier bruit, un bruit de soufflet systolique fort, prolongé et rude. Le second bruit était obscur. On diagnostiqua une péricardite avec lésion de là valvule mitrale, et une pneumonie de la base du poumon gauche. Une large saignée et; l’administration de la digitale améliorèrent cet état. Quand nous examinâmes ce malade én février 1861, nous trouvâmes une hypertrophie du cœur, dé fortes palpitations, de l’essoufflement et de l’oppression. Le tracé de l’arlère radiale pris avec le sphvgmographe montre que le pouls n’offrait aucune anomalie ni dans safréquence ni dans son rhythme.

Fig. 428.

Quant à ce qui est de l’auscultation, on trouvait qu’il existait une faible insuffisance de la valvule mitrale, tout en s’étonnant que ce fort bruit de soufflet, indice d’une lésion notable d’une valvule,.' influât si faiblement sur la circulation du sang.

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