WOLFF. - LE POULS PAR LE TOUCHER
la grandeur, la célérité, ni la mollesse et autres particularités bien connues. Il s'occupe surtout des sensations qui sont en rapport avec ce que montre la figure graphique du pouls, telles, par exemple, que les ondées secondaires.
« La plus apparente de ces sensations, celle que nous trouvons dans des tracés de pouls recueillis dans les circonstances les plus différentes, c'est que le pouls présente, dans les cas les plus remarquables, trois ondées secondaires (tricrotisme) ; dans d'autres cas, une seule (dicrotisme), et dans d'autres cas, qui sont les moins favorables, il n'y a aucune grande ondée secondaire (monocrotisme).
« Nous avons vérifié le fait de la façon La plus formelle sur l'artère radiale et l'artère cubitale; aussi, est-ce |sur ces artères que nous devions exercer notre toucher. Gomme le pouls cubital est plus grand et qu'il se comporte en général graphiquement comme le pouls radial, on devra s'en tenir, du moins, au commencement, à l'étude tactile du pouls cubital. Pourtant il serait utile de contrôler les résultats d'une artère sur l'autre.
« Conformément à l'apparence de la courbe du pouls radial et du pouls cubital, le pouls cubital et le pouls radial feront éprouver au doigt une sensation de trois, de deux, ou d'une seule secousse. Le pouls normal de ces artères est donc tricrote; il y a en lui trois chocs qui se succèdent rapidement, dont L'un, suivant la fréquence du pouls, est plus ou moins grand « grande pause, » et qui sont sensibles au doigt.
« La possibilité de sentir ces chocs fugitifs et inconstants, dépend avant tout de la inaigreur du bras et de la posture favorable dans laquelle on place le vaisseau artériel pour cet usage. Cette position favorable, c'est de placer le bras dans un état intermédiaire à la pronation et à la supination avec la main et l'avant-bras légèrement fléchis. Pour examiner le pouls cubital, il est convenable que, pendant que, par exemple, on lâte avec la main gauche le pouls droit de l'individu, autant que possible couché, la main dioite tienne l avant-bras qui repose sur son bord interne et qu'elle le mette lentement dans la pronation et dans La supination, jusqu'à ce que la main gauche ail éprouvé dans quelle position Le pouls agit avec Le plus de force; il faudra aussi, dans tous les cas, que les trois ou quatre derniers doigts soient placés rapprochés l'un