DE L'EFFORT
offrent une amplitude inversement proportionnelle à leur fréquence ; en quoi il diffère d'opinion avec Marey, qui pense que l'arrêt de la respiration produit un ralentissement des battements du cœur et une diminution de leur intensité1.
M. Marey s'exprime ainsi à la page 291 de son livre:
« Toute gêne au passage de l'air à travers les voies respiratoires augmente les influences thoraciques et produit, en conséquence, l'ascension de la ligne d'ensemble du tracé pendant l'expiration, sa descente pendant l'inspiration. Cet effet s'observe lorsqu'on respire par une seule narine. Toute gêne à l'ampliation de l'abdomen produira l'effet inverse : l'ascension de la ligne d'ensemble au moment de l'inspiration, sa descente pendant l'expiration. Il suffit, en général, de tenir la bouche ouverte et de faire des mouvements respiratoires d'une grande ampleur, pour voir les influences abdominales devenir prédominantes. »
M. Marey pense même que le tracé sphygmographique pourra fournir des indications sur le siège de l'obstacle qui gêne la respiration, et à déterminer si cet obstacle se trouve dans les voies respiratoires ou dans la région diaphragma tique.
Le ralentissement du pouls dans l'effort (glotte fermée) amène, ainsi que l'a montré M. Marey, des modifications dans le tracé du pouls. Les battements du cœur peuvent même momentanément s'arrêter sous l'influence delà respiration. (Voir dans le livre de M. Marey, Le tracé du pouls, p. 501 .)
(\) Journal de l'anatomie et delà physiologie, 18G5, p. 424.