CHAPITRE VIL - induration de la prostate
246. — Quand il n'existe pas de paralysie de la vessie ni d'inflammation du col de cet organe, effets d'une blennorrhagie grave, lorsqu'il n'y a pas de pierre dans la vessie pour rendre compte d'une rétention d'urine, qu'une sonde ou une bougie peut parcourir toute la longueur de l'urètre sans rencontrer de calcul ou de rétrécissement, et que cependant le malade ne peut rendre d'urine malgré tous ses efforts, on peut être certain qu'il existe une maladie de la prostate.
247. — Si l'on introduit alors un doigt enduit d'huile dans le rectum , en l'enfonçant assez avant, on reconnaît une tumeur dure, faisant saillie dans l'intestin, tumeur assez volumineuse pour que le doigt doive parcourir toute la largeur de l'intestin, pour en apprécier le volume et la consistance.
248. — On comprend très bien comment cette glande étant tuméfiée, comprime le canal, l'aplatit d'un côté à l'autre, le ferme, et cause une rétention d'urine toujours dangereuse.
249. — Avec une pareille maladie, l'éjaculalion est toujours douloureuse.
250. — Il est toujours facile d'évacuer l'urine avec une bougie (1) ou une sonde introduite avec soin; mais
(1) L'urine continue toujours en effet à être expulsée, mais avec effort.