Les parlies génitales sont ordinairement le
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siège où s'effectue laconlagion vénérienne. Chezl' homme, les chancres se forment de préférence au fond du prépuce, au point où il s'insère au gland, des deux côtés du frein , à la face interne et sur le bord libre du prépuce, sur le gland; et quelquefois sur la face externe des organes de la génération, c'est-à-dire sur les bourses ou sur la peau de la verge.
259. — Chez les femmes, s'il existe une plaie sur les lèvres, sur les mamelons ou sur quelque autre partie du corps, et que cette lésion de continuité soit contaminée par le virus vénérien, elle peut se transformer en chancre.
260. — Quand un chancre doit apparaître , on voit , trente-six heures après un coït impur, une petite tache d'un rouge foncé se développer sur le point où l'infection a eu lieu. Rarement ce symptôme parait-il au bout de plusieurs jours. Un prurit assez fort se fait sentir, une petite élevure dure et enflammée se forme bientôt , ou se remplit de pus à son sommet, se rompt et se trouve remplacée par un ulcère. Le chancre se caractérise dès le début , quel que soit le siège qu'il occupe. Le fond est rouge clair (quelquefois d'un blancjaunàtre), il est dur, tend toujours à s'enfoncer , les bords sont blancs et caséeux, circulaires, taillés à pic, enflammés et indurés dans toute leur circonférence. Le malade se plaint d'une vive douleur au loucher ; on sent alors que l'induration entoure complètement l'ulcère, et qu'elle s'étend en profondeur. Le pus sécrété par celte surface est d'un jaune verdàlrc. Tel est le chancre qui s'étend toujours à la fois en surface et en profondeur , et cause des douleurs plutôt rongeantes que lancinantes.
261. — Les chancres qui ont leur siège à la face interne du prépuce sont plus douloureux , plus larges ,
et s'enflamment davantage que ceux de (ouïes les autres régions; l'induration peut être reconnue tout autour et au-dessous d'eux ; elle est plus sensible que pour les chancres du gland.
262. — Quand ils existent au point d'union du prépuce et du gland, ils ont d'abord le volume d'un grain de millet ; ils existent très souvent alors de chaque côté du frein qu'ils ont une grande tendance à détruire.
263. — Les chancres du gland ont ceci de particulier qu'ils sont assez rares, et qu'avec eux l'inflammation , Ja douleur et l'induration sont moindres que sur les autres régions. Les bords ne se boursouflent pas comme ceux du chancre du prépuce. L'ulcère paraît être enfoncé dans le corps même du gland.
264. — Les chancres qui envahissent des régions où l'épidémie est plus dur, comme le corps de la verge et la partie antérieure des bourses , sont toujours plus douloureux et plus enflammés. Ils se présentent d'abord sous la forme d'une vésicule qui se recouvre d'une croûte. Lorsque celle ci tombe, elle est remplacée par une plus épaisse. Ils ressemblent beaucoup à ces chancres qui viennent sur des parties recouvertes d'un épiderme épais (1) et qui sont la conséquence de l'inoculation du virus dans une plaie simple.
265. — Les chancres paraissant sur une région identique, donnent toujours naissance aux mêmes symptômes (2), car le virus semble être toujours de la même
(1) L'inoculation du pus chancreux d.ms des plaies occupant des parties recouvertes d'un épiderme résistant (comme Jes bras, les cuisses, etc.) donne naissance a des accidents plus douloureux et plus graves que ceux du gland, des lèvres et du prépuce. Il faut ranger parmi eux l'inflammation, le gonflement cl de violentes douleurs.
(2) André remarque que les chancres les plus graves se présentent souvent chez les sujets qui se sont exposés â la contagion la plus légère