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Le malade se plaint d'avoir un goût métalli

au but ; hypothèse qui renverse les bons effets de quelque grains de mercure doux et rie sublimé employé contre la syphilis invélérée et les symptômes vénériens légers.

(1) Harrison, répétant l'expérience de Swédwur, dît avoir inoculé du pus emprunté récemment à un chancre, et exactement mêlé par PJetick avec du mercure, sans avoir jamais pu produire ni chancre ni syphilis générale. Cependant cet essai fut tenté sur des sujets sains, mais de constitutions diverses et sur différentes parties du corps.

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quo dans la bouche, de sentir continuellement une mauvaise odeur ; il éprouve des borborygmes non douloureux , mais que Ton enlend à distance, son teint devient terreux, le nez se pince, un cercle .bleu se forme autour des yeux, les lèvres sont blanches ; enfin, le malade accuse un frisson continuel qui va toujours en augmentant et envahit peu à peu les parties les plus profondes. Le pouls est petit, dur, et très fréquent. Le sujet a une tendance continuelle à vomir , ou du dégoût pour tous les aliments, surtout pour la viande; une céphalalgie déchirante et pressive, qui se fait sentir de préférence à l'occiput et à la racine du nez. Le nez, les oreilles, les mains et les pieds sont froids. Il y a delà soif et de la constipation. Le sommeil est troublé par des rêves effrayants, mêlés de petites sueurs. L'abattement est extrême; il y a de l'agitation et une oppression anxieuse telle , que le malade croit n'avoir jamais rien enduré de semblable. — Les yeux sont brillants, comme remplis d'eau, il y a un enchifrènement continuel ; les muscles du cou sont roides comme dans le rhumatisme ; la langue est couverte d'un enduit blanc. Lorsque tout va bien, il arrive au malade un malaise douloureux en avalant, une douleur vive à la base de la langue, de chaque côté de la bouche; les dents lui semblent molles et branlantes ; la gencive se retire vers la racine de la dent, devient fongueuse, rouge, sensible et gonflée ; les amygdales et les glandes sous-maxillaires se tuméfient ; l'haleine prend une odeur rance toute spéciale, sans que la sécrétion salivaire paraisse augmentée, et sans qu'il j ait ni diarrhée ni sueurs profuses. La durée la plus engue de l'état aigu de celte (îèvre paraît être de quatre jours, et la crise consiste exclusivement dans la disparition durable des symptômes vénériens et la complète

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extinction du virus. Tel est le tableau d'une fièvre mercurielle complète et favorable.

291. — ■ Pour que le virus vénérien soit détruit, il faut exciter un mouvement fébrile assez intense pour combattre la ténacité de la maladie. C'est de la force de ce mouvement et non de la quantité des évacuations que dépend laguérison. Si la fièvre est faible ou presque imperceptible , des sueurs profuses , des urines abondantes et ammoniacales , une diarrhée accompagnée de coliques, une salivation portée jusqu'au point de. faire cracher au malade dix livres de liquide par jour, pourraient bien diminuer pour un moment les symptômes vénériens, mais ceux-ci ne tarderaient pas à reparaître; non pas parce que ces évacuations sont trop abondantes, mais parce que la fièvre était trop faible. Ces évacuations survenant au milieu d'une fièvre mercurielle, doivent être considérées comme nuisibles, en raison de la faiblesse qu'elles amènent; car elles ne s'opposent pas à la guérison de la syphilis, si le mouvement fébrile est assez marqué pour la produire; mais elles ne la favorisent pas non plus. Si Ton diminue les évacuations, comme j'ai recommandé de le faire à propos de la syphilis constitutionnelle, on augmente la fièvre dans la môme proportion, et l'on évite au malade de perdre ses forces.

292. — Pendant qu'on administre le mercure soluble pour guérir un chancre, il faut laver celui-ci avec de l'eau tiède, ou bien n'y pas toucher.

293. — Pendant que l'état morbide, auquel je donne le nom de lièvre mercurielle, suit son cours, le chancre commence par prendre l'aspect d'une plaie simple, cela sans le secours d'aucune application locale , et il guérit en peu de jours, c'est-à-dire qu'il se forme

une cicatrice d'une consislance et d'une couleur normales, sans qu'il apparaisse aucun signe de vérole constitutionnelle, sans que les glandes de l'aine se tuméfient ou deviennent douloureuses. La cicatrice est tout d'abord un peu plus rouge que les tissus voisins, elle est un peu proéminente lorsque le chancre est très ancien ; mais ces deux caractères disparaissent bientôt. Le plus souvent l'ulcère est cicatrisé avant que la fièvre mercurielle ait complètement disparu. Il est peu important pour le traitement que le chancre soit unique ou multiple, large et ancien ou petit et récent, pourvu que la fièvre soit assez intense et complètement développée (§ 290).

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