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ivre d'un philosophe et se place exclusivement au point de vue de la science' Tout ce que peut exiger la cnt^que a plus révère c'est qu'il n'y ait point de contradictions ou de dilTences es entllles entre les thèses de VÉthi.ue et les concluions du Traité. Celles-ci seront suffisamment J-t.fiees s elles s'accordent avec celles-là. Or ,1 n'y a pas dans 1 EDmue une seule ligne qui contredise directement ou expressément l'interprétation que nous venons de résumer.
Il est vrai que l'ouvrage tout entier semble en parfaite opposition avec elle. C'est qu'à défaut d'une contrad.eUon directe on interprète d'ordinaire les doclrmes de XElhique dans m sens tout opposé. Il faut donc examiner ces doctrines ellL mêmes et voirai réellement et prises dans eur vra^ens elles excluent le point de vue auquel se V^-^^Jr^'' ^J^^ neut ramener à quatre principales les thèses de \ Ethique qui paraissent incompatibles avec Ihypothèse d'un Dieu Personal» Dieu est défini comme la substance une, immuable Tafinie et universelle; 2» son entendement et sa volonté n on rien de commun avec les nôtres et ne leur ress^emblent pas plus que le Chien, constellation céleste, ne ressemble au ch.en anTmal aboyant ; 3» Dieu est étendu et l'étendue est l'essence même des corps; Dieu, comme dit expressément Spinoza es chose étendue'; il se confond donc avec >« '"°"f«', ^ //^ volonté ne diffère point de son entendement, en daulres lermes, il n'a point de libre arbitre et sa prétendue liberté n'est autre chose qu'une nécessité sans contrainte.
I est à peine besoin de remarquer que la substance une e infinie n'est pas l'être au sens général ou universel être Lbslrail, le substrat ou le contenant de toutes les modalités. Ce tre en général est, selon Spinoza, un terme transcendental^el ne correspond à aucune réalité. Spmoza est très neûcment nominaliste et adversaire déclaré des universaux. SeÏ" suivant lui, les individus existent -^-e ^-^ monde que l'expérience nous fait connaître A plus fo e raison en est-il de même de l'Être par excellence, de 1 Etre parfait e" infini. Le Dieu de Spinoza n'est pas la substance,
l.Part. II, Prop. Il, t. I, p. 78.