CH. IV. — MODES ANÊMITONIQUES
oins complète, dans le mode de FA, qui a tonique et le mode de LA, enfin, est de tous le plus imparfait, inante lut fait défaut et qu'ainsi le sentiment du repos ixe pour ainsi dire nulle part.
admettre, que le genre anêmitonique possède quatre i, suivant lesquels toute mélodie de ce genre doit être î mode peut, du reste, comprendre deux échelles, l'une Ure plagale, ainsi que nous l'avons vu pratiqué dans Le Le tableau suivant les renferme toutes :
Les quatre modes anêmttoniques
• Échelle Ping aie
Domin", „ Demi ii' •. Finale.
ions surtout me paraissent ressortir assez clairement de
■st aussi grande que possible entre les modes du genre mx du genre diatonique. Les trois modes de DO, de SOL ent dans les deux genres avec le même cadre, les mêmes s; seulement le cadre est rempli d'une manière diffédes deux genres, et la suppression de tout intervalle de ce par des trihémitons, donne au genre anêmitonique un caractère particulier, qui distingue essentiellement ceux du genre diatonique.
4, que nous avons rejeté du genre diatonique pour les
2*2 IIe ÉTUDP : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE
raisons exposées plus haut, reparaît ici, au moins à titre de mode imparfait. Le S7t| ne s'y trouve pas ; dès lors, l'intervalle du triton n'est plus à craindre, et plusieurs des inconvénients, que nous avons signalés dans le | genre diatonique, disparaissent du mode de FA dans le genre anêmito-
nique. Mais il diffère de ses congénères, en ce que la consonance de quarte au-dessus de la tonique y est remplacée par un intervalle de tierce majeure, et qu'ainsi le cadre harmonique demeure incomplet, faute de l'accord de sous-dominante.
2° Le mode de MI n'existe pas dans le genre anêmitonique, non plus que la gamme de SI, parce que, l'échelle naturelle du genre ne comprenant qm chn§ termes de la génération des quintes, MI et SI, qui sont les sixième et sepStatt termes, n'en font pas partie. On les retrouve dans les transpositions des écheU» modales, qui empruntent d'autres termes à la série des quintes. C'est ainsf, p*r exemple, que les cinq termes: SOL- RE- LA -MI -SI, serviront à former «fat modes transposés, en tout semblables aux précédents, mais où les deux stm&FA et DO sont remplacés par MI et SI :
Ier Mode : SOI.-la-si-RE-mi-SOL III0 Mode : LA-si-RE-MI-sol-LA
IIe Mode : RE-mi-Sùl-LA-si-RE IVe Mode : MI-sol-LA-S^re-MI
Nous avons vu la même chose au sujet des échelles modales dans te genre diatonique, et nous y reviendrons en traitant des modulations qu'on peut faire subir à la mélodie.
3° L'échelle de LA, que nous avons exclue du nombre des modes, parce que, dans sa division harmonique, elle ne contient pas la quinte, intervalle de mouvement, joue ici le même rôle que la gamme de S/ dans le genre diatonique. De même que cette dernière est une dépendance du cinquième mode, Af7, dont elle forme l'échelle plagale; de même, la gamme de LA, dans le genre anêmitonique, dépend du troisième mode, RE, dont elle forme également l'échelle plagale. La corde LA est donc en réalité une dominante, sa tonique est RE.
Néanmoins il pourra arriver qu'elle soit prise quelquefois comme finale mélodique, à cause de la ressemblance des intervalles: SOL -fa- RE-
CH. IV. — MODES CHROMATIQUES
et RE- do -LA, qui produisent à l'oreille une même impression fit C'est ainsi, nous l'avons vu, que nombre de mélodies du genre diaton se terminent sur le tétracorde Ml-re - do • SI, qui est un tétracord(
dominante et non pas de tonique, parce qu'il produit effeclivemei même impression que le tétracorde final du cinquième mode LAfa - MI. Mais, dans un cas comme dans l'autre, il n'y a là qu'une ex tion à la loi des modes, exception parfaitement explicable, d'ailleur qui n'infirme nullement les règles établies.
Je devrais peut-être ajouter ici des exemples de chacun des qi modes an êmi toniques, afin de montrer mieux, dans la pratique, le g de musique qu'ils sont capables de produire. Mais, outre que. la mus grégorienne ne contient pas de chants du ge*re anêmitonique qn puisse citer en exemple, la différence entre les modes des deux ge n'est pas telle que tout musicien un peu exercé ne se fasse aisément 1 de ce que doivent être des chants composés dans les divers modes genre anêmitonique. Je me propose, d'ailleurs, de compléter ce i dans mes études sur la musique chinoise, la seule, si je ne me trompe fasse du genre anêmitonique un usage habituel et régulier, sinon jours judicieux.
II. — Genre chromatique. — Les Grecs, qui avaient trois genres leur musique, admettaient pour chacun d'eux le même nombre de m< ou plutôt les modes n'étaient pas considérés chez eux comme des esf d'un genre, c'étaient des cadres destinés à contenir la mélodie et pou être remplis de trois manières : diatoniquement, chromatiquen enharmoniquement. De là les trois genres.
Prenons comme exemple les trois modes principaux et les anciens : le lydien, le phrygien et le dorien. Leur cadre était constili la manière suivante, au moyen des cordes toniques et des cordes f ou système immuable de Pythagore :
Dorien Phrygien Lydien