FA - SOL -LA -DO -RE -FA
dans laquelle le plus petit intervalle d'un son à un autre est l'intervalle de ton, exprimé en acoustique par les nombres 9 : 8.
Voilà une première sorte d'échelle et un premier genre de musique. 11 n'a pas été nommé jusqu'ici, bien qu'il ne soit pas absolument inconnu : appelons-le anèmitonique !, puisque aussi bien ce qui le caractérise, c'est l'absence de l'intervalle de demi-ton.
J'ai dit que ce genre n'est pas inconnu des musiciens.
M. Gewaert dit, en effet, dans son ouvrage2 : « Tout ce qu'il est possible de conjecturer avec quelque vraisemblance sur les commencements de notre art, commencements qui semblent avoir été les mêmes chez tous les peuples, se résume dans les deux points suivants :
« 2° Le système musical primitif est engendré par une progression harmonique de quintes et de quartes enchaînées, limitée à cinq termes et renfermée dans l'étendue d'une octave. Soit la série MI - LA - RE - SOL -DO; elle fournira... cinq échelles produites par les diverses combinaisons d'intervalles, lesquelles n'auront que cinq degrés dans l'espace de l'octave, et ne renfermeront ni le demi-ton, ni le triton, ni le renversement de ces deux intervalles (septième majeure et quinte mineure).
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« L'existence de l'échelle pentaphone chez des peuples d'origine différente et de civilisation fort inégale a été déjà signalée depuis longtemps. Mais ce qu'on ne semble pas avoir remarqué jusqu'à ce jour, c'est
1 De a privatif, sans, et hêmitonos, demi-ton, gamme sans demi-ton. * Gewaert, Hist. de la Mus. dans Vantiquité, liv. I, ch. i, p. 3.
. 111. — GENRE ANÉMITONIQUE 87
universel. En effet, ce ne sont pas seulement les ni possèdent des échelles de cette espèce, nous les s rivages du globe : en Afrique, en Amérique, en aussi des traces évidentes dans la musique grécos les mélodies Scandinaves et slaves. » i que le fait observer M. Gewaert, cette universalité ie et l'existence du genre anémitonique chez des chose intéressante pour l'histoire musicale ; mais 'honorable auteur, que nous ayons là un vestige de tire, telle qu'elle fut pratiquée à l'origine de la ne ébauche de musique perfectionnée plus tard par ielle heptaphone et du genre diatonique? Cela ne ►robable; d'abord, parce que l'échelle heptaphone ix humaine qu'elle n'a pu être inventée seulement nement de l'échelle pentaphone. Fallul-il même me des deux, il semble que ce ne devrait pas être à eut l'oreille réclame un son intermédiaire dans iiineure. En second lieu, je ne sache pas qu'on ! musique exclusivement constituée par l'échelle genres, anémitonique et diatonique, coexistent parrs mélodies. Chez les Chinois, en particulier, cette ; de doute, sans qu'on puisse établir une priorité des deux genres ; je le montrerai, lorsque j'expoal des Chinois.
le genre anémitonique n'étant d'aucun usage dans e, je n'en dirai rien de plus ici, me réservant d'en jropos de la musique chinoise, où ce genre est plus rte de prépondérance sur tout autre. Je me conten-
cîter un exemple, pour donner quelque idée des avec l'échelle pentaphonique ; je l'emprunte à
Aalst, publié en Chine, il y a quelques années, ur général des douanes chinoises1.
. Van Aalst (Chincse Impérial Custom's Service). Shanghai et que je transcris ici est très populaire en Chine. Il est intitulé : maman, vous me comprenez bien !
IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE