RE DO SI LA
die du quatrième son (SOL ou RE) au troisième (FA ou DO) i ; l'intervalle du troisième au premier (RE ou LA) est d'un demi-ton. Abaissez le troisième sou (FA ou DO) de la valeur c'est-à-dire de la moitié du demi-ton, la distance devient égale 'A (RE à DO) et de FA à RE (DO à LA). N'est-ce pas ce que rezzo dans le passage cité : « Cum tritus canitur et tetrardus s est in proto, tune tritus, qui praest letrardo prolove (c'estu'on passe de RE à SOL ou de SOL à RE en chantant le FA) s est modicum ; qute subductio appellatur diesis et est queutis semiloaii? »
dé, pour nous assez étrange, n'appartient certainement pas à grégorienne; les chantres l'ont dû mettre en vogue à une >que, grâce au monocorde que l'on divisait encore dans les . et sur lequel ils se seront essayés, sans doute, à partager ■valle de quarte en deux parties égales. Cette manière de r ayant plu, ils n'ont rien trouvé de mieux que de l'appliquer Mit; ils le firent même avec si peu de discrétion que Guy vit obligé de les corriger durement et de les ramener à une silleure, en limitant à deux seulement les cas où il serait
110 II* ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE
^ permis de faire ces subductions ou abaissements de la troisième note !.
£• Mais le tempérament de Guy d'Arezztf n'était lui-même qu'un pis-aller;
| il disparut de la musique grégorienne avec l'engouement, qui l'avait rendu
| nécessaire. Bientôt le monocorde ne reçut qu'une seule division, celle du
mi
| genre diatonique, et il ne fut plus question de dièses ni de subductions
W dans le plain-chant, qui redevint ce qu'il est naturellement, c'est-à-dire
f purement diatonique.
I * Aujourd'hui encore, les Grecs pratiquent dans leur chant liturgique des subductions
t analogues à celles dont parle ici Guy d'Arezzo. M. Bourgault Ducoudray (Études sur la
I musique ecclésiastique grecque, chap. n) nous révèle, en effet, dans cette musique, une sorte de
[S ;'; loi d'attraction qui tend à rapprocher certaines notes de la gamme, en modifiant leurs
J[[ intervalles de la valeur d'un quart de ton. « Dans le chant heirmologique, dit-il, la gamme
du premier mode est diatonique, c'est-à-dire ne comprend que des intervalles de ton et de
demi-ton. Dans le chant stichirarique, il n'en est pas ainsi. Le second degré mi (la gamme
|v. est celle de RE) n'est pas fixe, il obéit à la loi d'attraction. Quand la mélodie descend vers
le re, le mi s'abaisse d'un quart de ton ; l'intervalle de re à mi sera dans ce cas d'un ton
moins un quart ou de - de ton, et l'intervalle de mi à fa d'un demi-ton plus un quart, c'est-à-
dire de - de ton. Il y aura la même distance entre mi et fa qu'entre re et mi. Si la mélodie
monte vers le fa, les intervalles redeviennent diatoniques, de par la même loi d'attraction. »
De même donc que, du temps de Guy d'Arezzo, les chanteurs italiens partageaient en
deux parties égales l'intervalle de quarte, entre LÀ et RB ou entre RE et SOL, abaissant d'uu
quart de ton le FA ou le DO pour les mettre à égale distance des deux sons extrêmes du
tétracorde, ainsi les Grecs modernes (par une tradition ancienne, sans doute) divisent en
deux parts égales l'intervalle de trihémiton (tierce mineure) et placent au milieu la corde
mi ou la corde si, qu'ils relâchent de la valeur d'un quart de ton. Le procédé esl le même
de part et d'autre; mais il n'est pas meilleur ici que là, malgré la prétendue loi d'attracHmt
partout ignorée, sauf chez les Grecs modernes.