‹ Études de science musicaleChapitre 56 sur 220 · RE-MI - FA -SOL-LA - SI · texte numérisé non relu

RE-MI - FA -SOL-LA - SI

ions devons constater ; il a servi de point d pour la théorie des modes musicaux, ue gamme a bien sa manière d'être, s; ;e par une distribution différente des inten sont les mêmes sons dans toutes et les c'est pourquoi ces sept gammes appar diatonique. Mais l'ordre des sons, la su ît d'une gamme à l'autre, et il eu rési sidérée comme une espèce du genre, un qu'elles possèdent également les autres é ililé, dont nous allons parler.

; qu'on obtient le même résultat, quels qt es dont on compose l'échelle musicale dia la les sept premières quintes de FA à SI. . n'importe où dans la série, de SOL à 1

116 IIe ÉTUDE : MUSIQUE GRÉGORIENNE. — Ier TRAITÉ : HARMONIQUE

exemple, ou de LA\? à RE, etc., on arrivera toujours avec ces échelles à former sept gammes semblables aux sept ci-dessus. Chacune des quinze échelles diatoniques de la page 90 aura donc ses modes, constitués de la même manière et ne différant d'échelle à échelle que par le degré d'élévation, au grave ou à l'aigu. Il suit de là que, dans le genre diatonique, il ne peul y avoir plus de sept modes, si tant est qu'on doive appeler de ce nom les sept espèces de gammes formées avec l'échelle de ce genre. En réalité, toutes ne sont pas également propres à constituer des modes véritables et parfaits, et nous allons voir qu'il faut réduire ce nombre à cinq.

Une gamme, quelle qu'elle soit, formée avec les éléments constitutifs du genre diatonique, comme je viens de l'expliquer, c'est en quelque sorte le corps, la substance matérielle et physique du mode ; ce n'est pas encore le mode dans sa vraie nature, le mode parfait et vivant. Deux choses lui manquent pour cela :

1° Une organisation régulière, des parties harmoniques, formant un tout musicalement bien ordonné ;

2° Un principe vital qui en soit l'âme, je veux dire un double élément de mouvement et de repos, qu'on puisse retrouver en toute mélodie et qui lui communique l'animation et la vie.

Ces trois choses : le corps ou la substance matérielle, l'organisation et le principe vital, sont nécessaires à tout être ayant vie et mouvement, à la plante et à l'animal comme à l'homme. On doit les retrouver également dans les arts, par lesquels l'homme donne un corps, une expression à ce qu'il a de plus intime et de plus vivant en lui, sa pensée et ses sentiments. Or, dans l'art musical, cette puissance d'expression appartient surtout aux modes ; il est donc nécessaire qu'ils réunissent toutes les conditions d'organisation et de vie, sans lesquelles ils ne seraient qu'un corps mort, une substance inerte et sans action. C'est encore la génération harmonique qui va nous révéler la véritable constitution des modes musi-

nonique de leur échelle et le double élément de ;, leur principe vital.

epos. — Revenons aux quatre premiers termes de ceux-là mêmes qui nous ont servi à constituer

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