‹ Études de thérapeutique expérimentale et cliniqueChapitre 20 sur 63 · GO · texte numérisé non relu

GO

A LO lu 30', on injecte 4 ce., la pupille est dilatée, il y a toujours un peu d'agitation.

A 10 h. 31', 116 respirations, nouvelle injection de 1 ce.

A 10 h. 33', 100 respirations, injection de 1 ce. L'agitation continue; l'animal n'est pas complètement endormi, il pousse des cris incessants.

A 10 h. 36', on injecte 2 ce. et à 10 h. 38' 1 ce. Après celte injection les cris cessent, le chien est calme et dort en ronflant, la pupille est toujours un peu dilatée.

A 10 h. 45', injection de 1 ce.

A 10 h. 46', 160 respirations.

A 10 li. 50', température rectale 39° ; injection de 1 ce.

A 10 h. 55', on injecte encore 1 ce.

A 11 h., le sang artériel est noir; température rectale 38°, 5, 120 respirations.

Ail h. 20', si on pince le nerf crural, le chien pousse des cris ; l'artère fémorale a une teinte bleuâtre, presque semblable à celle de la veine. A ce moment (53' après le début de l'injection de paraldéhydc), on prend dans la carotide 35 ce. de sang pour l'analyse des gaz.

Volume total des gaz 14 ce. 2

— : C0°- 7 ce. 8

A 11 h. 30', température rectale 37°, 4 ; on dose l'acide carbonique dans l'air expiré : 50 litres donnent en 9'10" 0 gr. 94 C0~, ou 1 gr. 02 en 10', ou 6 gr. 12 par heure; 120 respirations.

A 1 h. 15', température rectale 35°.

A 2 h. 30', température rectale 32°, 7 ; respiration encore accélérée.

La mort a lieu à 2 h. 50' avec arrêt brusque de la respiration, sans que le chien se soit réveillé.

La paraldéhyde produit, dans cette expérience, une diminution de la température qui s'abaisse de 39° à 37°, 4; avant l'injection, l'animal exhale 14 gr. 40 CO2, tandis qu'après, l'exhalation descend à 6 gr. 12 par heure ; les gaz du sang diminuent de quantité ; le thermomètre descend à 32°, 7; la respiration s'élève de 22 à 160 pour redescendre à 120.

L'animal succombe après avoir reçu 1 ce. de paraldéhyde par kilogramme.

Expérience n° 7 (31 mars). — Injection intra-veineuse de 10 ce. de paraldéhyde à un jeune chien de 9 k. 800. — Analyse des gaz du sang. — Dosage de l'acide carbonique de la respiration.

On trouve, à l'état normal, 1 gr. 70 d'acide carbonique dans 50 litres d'air expirés en 10', ou lOgr. 20 par heure; température rectale 39°, 6 ; 19 respirations par minute.

A 10 h., on extrait de l'artère fémorale 35 ce. de sang pour l'analyse des gaz.

Volume total des gaz 20 ce. 8

A 10 h. 7', on injecte dans la saphène 1 ce. de paraldéhyde ; 15" après, l'haleine exhale une odeur de paraldéhyde, le chien agite sa tête et se lèche le museau après f : cris et agitation ; on introduit dans la veine 2 ce.

A 10 h. 9', la pupille est dilatée et l'animal dort tranquillement, sans se plaindre, la langue pendante.

1 i ce. 5 4 ce. 6

A 10 h. 11', température rectale 39°,6, 23 respirations, calme.

A 10 h. 13', cris violents et agitation extrême ; on fait une nouvelle injection de 1 ce.

A 10 h. 14', injection de 2 ce.

A 10 h. 15', la pupille se rétrécit un peu, 75 respirations.

A 10 h. 18', nouvelle injection de 1 ce.

A 10 h. 23', température rectale 39°, 1 ; 64 respirations, injection de 1 ce.

A 10 h. 25', température rectale 38°, 9.

A 10 h. 30', injection de 1 ce.

A 10 h. 35', température rectale 38°, injection de 1 ce.

A 10 li. 42', 35' après le début de l'injection de paraldéliyde, on extrait de l'artère fémorale 35 ce. d'un sang noir pour l'analyse des gaz.

14 ce. 5

A 11 h., température rectale 37°.

A 11 h. 10' on trouve 0 gr. 82 d'acide carbonique dans 50 litres d'air expirés en 6'30", 1 gr. 26 en 10' ou 7 gr. 56 par heure ; on compte 68 respirations par minute.

Le chien meurt à 1 h. 30'.

Chez cet animal, la température s'était abaissée de 39°, 6 à -J>T; aussi, avec 39°, 6, l'animal exhalait 10 gr. 20 CO' par heure, tandis que l'exhalation avec 37° n'était plus que de 7 gr. 56 par heure. Ce chien avait reçu 1 ce. de paraldéhyde par k.

A la suite d'injections iutra-veineuses et d'injections

Volume total des gaz

sous-cutanées à doses faibles, l'exhalation pulmonaire de CO2 et la température sont à peine diminuées; — parfois, ] dans ces intoxications à doses moyennes, le calme alterne avec de l'agitation.

En voici un exemple fort net :

Expérience n° 8 (30 septembre 1883). — Injections intra-veineuse' et sous-cutanée de paraldéhyde (14 ce.) à une chienne pesant 10 k. 510. — Effets généraux produits. — Dosage de Cl >-' exhalé par les poumons.

Température rectale 38°,6. — 50 litres d'air expirés en 11'30" contiennent 2 gr. 40 CO2 ou 12 gr.5 par heure; 15 respirations par minute.

2 octobre. — Température rectale 38°,8; on trouve 2 gr.24 GO2 dans 50 litres d'air circulant à travers les poumons en 10'50" ou 12 gr. 41 par heure; 17 respirations.

5 octobre. — Température rectale 38°, 8; 50 litres d'air expirés en 11' donnent 2 gr. 34 CO2 ou 12 gr. 76 paii heure ; 16 respirations.

7 octobre. — Température rectale 39°, 1.

A 10 h., on commence à injecter dans la veine crurale 3 ce. de paraldéhyde ; l'injection est terminée à 10 h. 5'.

Après l'injection, tremblements, phénomènes convulsifs des yeux, des mouvements respiratoires, accélération, agi- ' tation, cris plaintifs.

A 10 h. 7', l'agitation cesse, les cris plaintifs sont moins fréquents; la respiration diminue aussi de fréquence, l'animal se calme.

A 10 h. 8', les cris ont cessé.

A 10 h. 9', nouvel accès d'agitation avec cris ; les yeux sont presque fermés.

ÉTUDE SUR LA. PARALDÉlIYDE 1?9

A 10 h. 10', calme sans cris, puis nouvel accès, cris plaintifs avec mouvements, yeux ouverts.

A 10 h. 11', les yeux se ferment de nouveau, l'agitation cesse ; la sensibilité corncenne est parfaitement conservée.

A 10 h. 12', survient un nouvel accès, puis du calme; la sensibilité est intacte et paraît même exagérée, car, si l'on pince la patte, on produit immédiatement un nouvel accès pendant lequel les yeux s'entr'ouvrent ; le pouls bat régulièrement.

A 10 h. 15', léger rétrécissement pupillaire, calme.

A 10 h. 17', température rectale 38°, 8 ; l'animal sommeille.

A 10 h. 25', nouvelle injection de 1 ce. de paraldéhyde dans la veine, puis injection sous-cutanée de 2 ce; un peu d'excitation, cris plaintifs.

A 10 h. 35', l'excitation n'a pas cessé, on injecte encore 2 ce. sous la peau.

A 10 h. 40', injection sous-cutanée de 2 ce.

A 10 h. 48', dernière injection de 4 ce.

A 10 h. 55', l'animal sommeille, les paupières fermées; les pupilles sont considérablement rétrécies, la sensibilité cornéenne est conservée ; quand on pince l'oreille, la chienne pousse des cris de douleur, qui cessent immédiatement. Mouvements convulsifs des yeux; température rectale 38°,5, 64 respirations, 148 pulsations.

2° Variations des gaz du sang sous l'influence

DE LA PARALDÉHYDE

Lorsque la quantité de paraldéhyde est de 0 ce. 5 par kilogramme d'animal, les gaz sont à peine modifiés, la proportion d'oxygène reste la môme, la température varie

THÉRAPEUTIQUE EXPÉRIMENTALE. q

peu; néanmoins, ces doses provoquent le sommeil. — 1 L'expérience du 19 mars le prouve nettement.

Expérience n° 9 (19 mars). — Injection inlra-veineuse de 6 ce. de paraldéhyde à un chien jaune épagneul pesant 11 k. 200. — Analyse des gaz du sang. — Dosage de CO'2 de la respiration.

Du 12 mars au 15 mars, on a fait une injection intra-veineuse quotidienne de 1 gr. d'urée. La température, qui était normalement de 38°,8. s'est élevée à 39°, 8; l'acide carbonique de la respiration qui s'élevait à 2 gr. environ pour 50 litres d'air était le 14 mars à 1 gr. 50.

Le 19 mars, à 10 h., la température rectale étant à 39°, 3, on extrait de l'artère crurale 35 ce. de sang:

Volume tolal des gaz recueillis 12 ce. 8

CO2.... 8 ce. 2

0.... 3 ce. 9

A 10 h. 37', on commence à injecter dans la veine fémorale 6 ce. de paraldéhyde ; l'injection est faite en une minute. Au bout de 25", agilation.

Après !'30\ l'animal se calme, la sensibilité cornéenne persiste.

A 10 h. 39', le sommeil est profond, absolu. La gueule est béante, la langue inerte.

À 10 h. 44', température rectale 39", 7. A 10 h. 45', l'animal commence à remuer un peu la langue. A 10 h. 55, le sang est noir dans Tarière et cependant

le chien respire bien ; il sommeille toujours. On relire de la carotide 35 ce. de sang.

A 11 h. 5', la température rectale est à 40°. La sensibilité cornéenne persiste, on voit quelques tremblements musculaires.

A 11 h. 10', tremblements fibrillaircs généralisés ; température rectale 40°, 2.

A 11 h. 25', le chien est à peu près réveillé; sa température est à 4-0°, 4 : on dose l'acide carbonique de la respiration : 50 litres d'air expirés contiennent seulement 1 gr. 02 de CO2.

. Le lendemain l'animal est à peu près remis, quoiqu'il paraisse encore triste et abattu.

L'animal reçoit donc 0 ce. 5 de paraldéhyde par kilogramme; le sommeil survient ; les gaz du sang .sont à peine modifiés; la quantité de CO2 est descendue de 8 ce. 2 à 7 ce. 1 ; l'oxygène reste au même chiffre; la température rectale était de 39°, 8 avant l'intoxication et de 40°,4 à la fin de l'injection.

Même avec une dose de 0 ce. 6, on peut voir survenir la mort; les gaz du sang subissent des variations; leur quantité diminue progressivement; les lésions pulmonaires d'œdème, de congestion, les bronches remplies de mucosités montrent que l'asphyxie joue le principal rôle dans la diminution de l'oxygène.

Voici une expérience du 3 avril où sont relatés ces faits:

Volume total des gaz

11 ce. 7 7 ce. 1 3 ce. 9

Expérience n° 10. — Injection inlra-veineuse de 11 ce. déparaidéhyde à un chien pesant 16 k. — Analyse des gaz du sang faite deux fois, la première 1 h. après le début de V injection et la deuxième au moment de la mort.

A 8 h. 30', la température rectale est à 40°,4, on compte 30 respiration? par minute; on extrait de la carotide 35 ce. de sang qu'on introduit dans l'appareil, la température du. pain étant à 60°.

Volume total des gaz 16 ce. 4

CO2 9 ce. 5

0 6 ce. 1

A 8 h. 45', début de l'injection dans la saphène. 15;/ après, agitation, mouvements de déglutition, cris. Au bout de 4', à 8 h. 49', on a injecté dans la veine 5 ce. de paraldéhyde.

A 8 h. 50', le chien dort tranquillement, sa pupille est

dilatée.

De 8 h. 52' à 8 h. 54', injection de 3 ce.

A 8 h. 56', une incision faite à la peau ne provoque pas de douleur, mais quand on pince le nerf crural on voit immédiatement la respiration s'accélérer, et on entend le; chien pousser de faibles gémissements ; la sensibilité est donc conservée, quoique diminuée ; le sommeil est profond; le nombre des respirations est de 60.

A 9 h. 6', l'animal pousse quelques cris et s'agite un peu.

A 9 h. 7', on lui injecte 1 ce. de paraldéhyde : immédiatement les cris cessent et la respiration s'accélère, le chien dort profondément; on compte 90 respirations.

A 9 h. 10', température rectale 40°; injection de 2 ce.

A 9 h. 20', température rectale 39°, 6, 140 respirations; la pupille rétrécie, sommeil profond.

A 9 h. 40', température rectale 35°, 2, respiration toujours très accélérée, mucosités buccales abondantes.

A 9 li. 45' (1 h. après le début de l'injection), le sang artériel est absolument noir, on en prend 35 ce. dans la carotide pour faire l'extraction des gaz :

Volume total des gaz 11 ce. 6

Un liquide abondant s'écoule des narines. Ce liquide est limpide, légèrement rosé.

A 10 h. 5', la température rectale est à 39°. La respiration s'arrête, on perçoit encore les battements du cœur pendant quelques instants, et l'animal meurt, malgré la aspiration artificielle.

Immédiatement après la mort, on ouvre le thorax et /ers 10 h. 10', on extrait avec la seringue introduite dans e ventricule gauche, par une petite ouverture, 35 ce. de ning. Ce sang noir, on l'introduit dans l'appareil, la tem- )éralure du bain étant à 61°.

Volume total des gaz 6 ce. 3

7 ce. 9 2 ce. 9

4 ce. 8 0 ce. S

En examinant les poumons, on trouve à leur surface de irges taches ecchymotiques, de l'œdème en même temps

que de la congestion ; les bronches sont remplies d'un liquide spumeux.

L'animal reçoit donc 0 ce. 6 de paraldéhyde par kilogramme; les gaz du sang diminuent progressivement, de 16 ce. 4 au début, ils descendent à 11 ce. 6 et à G ce. 3 au moment de la mort; l'acide carbonique, étant de 9 ce. 5 avant l'injection, tombe à 7 ce. 9 et à 4 ce. 8 au moment où il meurt ; l'oxygène était à 6 ce. 1 avant, il descend successivement à 2 ce. 9 et à 0 ce. 8 ; la température s'abaisse de 40°,4 à 39°. — Ces modifications des gaz du sang nous paraissent surtout dues à l'aspliyxie qui joue un rôle important vers la lin de l'intoxication.

Expérience n° 11 (o avril 1883). — Injection inlra-veineuse] de A ce de paraldéhyde à un chien de 9 k. Dosage de CO-.

Avant l'injection, la température est à 38°, 8; à la suite de 3 dosages de CO2 exhalé on trouve 12 gr. 86, 12 gr. 41 rjar heure.

Midi. — On injecte à deux reprises 2 ce de paraldéhyde; l'animal présente de temps en temps des accès d'agitation, suivis de périodes de calme.

À 2 h. 20' l'animal dort toujours ; ;1 est dans la résolution j musculaire absolue, avec conservation delà sensibilité; on ne trouve que 1 gr. 18 d'acide carbonique dans 50 litres d'air expirés en 6'10"; la température rectale est à 37°, 4 ; on compte 5i respirations.

A 5 h. du soir, l'animal pousse des cris.

A 7 h. du soir, il est calme; la température rectale esl à 37°,7.

Dans ce cas, l'intoxication a été légère, l'injection intraveineuse ayant été faible; aussi la température s'est-elle Émissée seulement de 1°,4. À l'état normal, le chien exhalait 12 gr. 52, 12 gr. 41 et 12 gr. 96 par heure; après l'injection de paraldéhyde il exhale 11 gr. 49 par heure; on n'observe pas ici une grande diminution de l'exhalation de GO2, parce que la quantité (4 ce.) de paraldéhyde injectée dans les veines a été plus faible que dans les expériences précédentes. Dans ce cas, le sommeil est survenu comme d'ordinaire, mais il a été interrompu par des accès d agitation .

Expérience n" 12 (10 avril 1891). — Injection inlra-veineuse de paraldéhyde. — Analyse des gaz de sang.

L'analyse des gaz du sang carotidien d'un chien pesant 9 k. 800 donne les résultats suivants :

Acide carbonique 45 ce. 2 p. 0/0

Oxygène 22 ce. 6 p. 0/0

A 10 h. 45', on injecte très lentement la paraldéhyde dans la veine saphène. A 10 h. 55', on a injecté 4 ce. ; à 11 h. 5', 6 ce. ; à 11 h. 10', 7 ce. ; à 11 h. 18', 8 ce. ; à il h. 25', 10 ce. en tout.

A midi, on fait de nouveau l'analyse des gaz du sang carotidien ; on obtient :

Acide carbonique 34 ce. 9 p. 0/0

i Oxygène 23 ce. 3 p. 0/0

La paraldéhyde fait donc diminuer l'acide carbonique

sans que l'oxygène subisse de variation; car le léger excès de ce gaz après l'injection peut s'expliquer par la très faible concentration du sang.

Le chien succombe vers 10 h. du soir; l'autopsie l'ait voir : 1° la présence d'une écume très abondante dans tout l'arbre aérien; 2° l'existence d'une congestion œdémateuse d'une grande partie des poumons; l'animal est donc mort par asphyxie.

Expérience du 24 juillet sur un chien de 9 h. 100. Injection intra-veineuse de 6 ce. de paraldéhyde étendu à 55 ce. (0 ce. 6 de par aldéhyde pure par kilogramme). Gaz du sang.

Avant l'injection la température rectale est à 39°, la respiration à 40 et le pouls à 120. On fait l'extraction simultanée des gaz de sang qui s'écoule des vaisseaux dans le même temps.

Sang artériel

Oxygène 15,3

Acide carbonique 28,35

Sang veineux

Oxygène 10,3

Acide carbonique 42,3

Donc 5 ce. d'oxygène ont disparu au niveau des tissus, tandis que 14 ce. d'acide carbonique existent en plus dans le sang veineux.

Ail h. G', début de l'injection lente dans la veine saphène

2 ce. de paraldéhyde ; après 1', la respiration est à 80; 1 plus tard, la résolution musculaire est complète, pas de cris, le sommeil est calme, néanmoins la respiration est à 60.

A 11 h. 36', le chien entr'ouvre les yeux, on injecte 1 ce. 5 de paraldéhyde étendu à 15 ce. Avant l'injection la respiration était à 30; immédiatement après elle est à 60, pendant le sommeil la respiration est à 52; le pouls à 160, la température rectale à 30°, 8.

Ail h. 46', on injecte 2 ce. de paraldéhyde, on attend J5' et on fait l'extraction des gaz du sang qui s'écoule des vaisseaux dans le même temps.

Sang artériel

Oxygène 18 ce. 9

Acide carbonique 12 ce. 1

Sang veineux

Oxygène . 7,2

Acide carbonique 23 ce. 85

Donc 11 ce. 7 d'oxygène ont disparu au niveau des tis- ;us. tandis que le sang veineux contient 11 ce. 7 CO2 en )lus.

Si l'on compare ces chiffres avec ceux qui ont été obteius à l'état normal, on trouve que la quanlité d'oxygène lisparu est plus grande pendant cette intoxication, tanlis que CO2 produit est à peu près identique. 1 h. après, a température est à 38°,3, le pouls à 208 et la respiraion à 32, l'animal succombe dans, la nuit.

Expérience du 1er août

On injecte dans la saphène 12 ce. de paraldéhydc, la température rectale avant était à 39°,85, le pouls à 128 et la respiration à 28. L'extraction des gaz du sang donne les résultats suivants :

Sang artériel

Acide carbonique ' 33 ce. 7

Oxygène 11 ce. 7

45' après, la température rectale est à38°,9, le pouls est

à 150, la respiration à 28, l'extraction des gaz donne ce qui suit :

Sang artériel

Acide carbonique 27 ce. 4

Oxygène 10 ce. 3

1 h. 15' après le début de l'injection intra-veineuse. la température rectale est à 39°,2 :

Gaz du sang artériel

Acide carbonique 29 ce. 2

Oxygène 10 ce. 8

La paraldéhyde modifie peu l'oxygène du sang, et l'acide

carbonique est faiblement diminué ; d'ailleurs, dans ce cas, la température rectale ne s'était abaissée qu'à 0 ce. G.

Lorsqu'on peut faire des analyses successives, qui enïvent une quantité notable de sang, on constate néanmoins que les gaz de ce liquide subissent peu de variations.

En voici un exemple :

Expérience n° 13 (4 avril 1883). — Injection intra-veineuse de 10 ce. de par aldéhyde à un chien pesant 7 k. 850. — Analyse des gaz du sang 1 h., 1 h. 45' et 2 h. 15 après le début de ïin-

- jection. — Dosage de l'acide carbonique de la respiration 1 h. et 2 h. 30' après l'injection .

A 8 h. 30', 50 litres d'air expirés en \ V contiennent •1 gr. 98 de CO', c'est-à-dire 10 gr. 80 par beure; la température rectale est à 39°,3, les respirations à 21.

A 8 b. 45', on prend dans la carotide 35 ce. de sang pour l'analyse des gaz; la température du bain étant à 65°.

Volume total des gaz,

17 ce.

12 ce.

4 ce. 1

A 9 h., on commence à introduire la paraldébyde dans la sapbène.

Après 30" l'animal se lèche le museau et fait des mouvements de déglutition.

Après 1' agitation très vive, cris.

Après 2', 100 respirations.

A *.) li. 3', on a injecté 5 ce. dans la veine; l'animal dort profondément; l'agitation a cessé.

A h. 7', la cornée est insensible, la pupille un peu dilatée. Ou compte 40 respirations seulement par minute.

A 9 h. 10', on découvre le nerf crural et le chien se met à crier quand on pince ce nerf.

A 9 h. 12', injection de 0 ce. 5; presque aussitôt la respiration s'accélère; on note 60 respirations.

A 9 h. 16', on injecte 1 ce.

A 9 h. 20', température rectale 37°, 7.

A 9 h. 25', nouvelle injection de 0 ce. 5.

A 9 h. 38', température rectale 37°, 108 respirations, râles trachéaux; injection de 0 ce. 5.

A 9 h. 50', température rectale 36°, 3, 124 respirations, injection de 0 ce. 5.

A 9 h. 55, le sang qui sort de la carotide est absolument noir, on en retire 35 ce. pour l'analyse.

Volume total des gaz 15 ce.

A 10 h., le chien commence à s'agiter, il crie.

A 10 h. 5', on dose CO2 dans l'air expiré, et on trouve 0 gr. 34 dans 50 litres, c'est-à-dire 0 gr. 63 par heure. Les mouvements respiratoires sont superficiels, on en compte 135 par minute et les 50 litres d'air mettent 32' pour circuler à travers les poumons ; la température rectale est a 35°, 3.

A 10 h. 20', le sommeil est profond, cependant le chien crie quand on pince son nerf crural ; la pupille est très rétréeie; la température rectale est à 35°.

De 10 h. 30' à 10 h. 35', on injecte encore 2 ce. de paraldéhyde. Après l'injection, le chien pousse des cris pendant quelques instants et ne cesse de se plaindre.

5 ce. 2

A 10 h. 45', température rectale 34°,7, 96 respirations; extraction de 35 ce. cle sang carotidien :

Volume total des gaz 12 ce. 8

— CO2 7 ce. 3

— 0 4 ce. 5

À 10 h. 50', les cris recommencent.

A 10 h. 56', température rectale 34°, 4.

A 11 h. 5', température rectale 34°, 2.

A 11 h. 15' (2 li. 15' après le début de l'injection), on prend encore 35 ce. de sang dans la carotide; on en extrait le gaz :

Volume total des gaz

11 ce. 8 6 ce. 8 4 ce.

A 11 h. 20', température rectale 33°,8.

A 11 h. 30', on trouve 0 gr. 46 d'acide carbonique dans 50 litres d'air expirés en 21' ; la température rectale est à 33°, 4; on compte 102 respirations.

L'animal meurt vers midi 30'.

On injecte donc 1 ce. 2 de paraldéhyde par kilogramme. L'exhalation pulmonaire de CO2, qui était à l'état normal de 10 gr. 80 par heure, descend à 0 gr. 63 par heure, la température étant à 35°, 3 puis à 1 gr. 31, le thermomètre étant à 33°, 8. Les gaz du sang varient peu; la respiration s'élève de 18 à 102.

L'analyse des gaz du sang artériel et du sang veineux montre que l'oxygène diminue dans le sang veineux c(,

dans le sang artériel, au moment de la mort, lorsqu'on injecte 1 ce. de paraldéhyde par kilogramme. Nous en trouvons des preuves dans l'expérience suivante :

Expérience n° 14 (14 avril 1884), faite sur un chien lévrier pesant 18 h. 600. — Injection intra-veineuse de 20 ce. de paraldéhyde^ ou 1 ce. par h. — Mesure de la pression artérielle. — Analyse des gaz du sang veineux et du sang artériel. — Mort 1 h. 10 après le début de l'injection.

Température rectale 39°, 5.

A 9 h. 30', on prend directement dans l'oreillette droite, à l'aide d'une sonde introduite par la jugulaire, 35 ce. de sang veineux ; ou fait l'extraction des gaz, la température du baiu étant à 72°.

Volume total des gaz 17 ce.

— C02 . . . . 10 ce. 7

— 0 5 ce. 5

A 9 h. 50', on retire de la carotide 35 ce. de sang pour l'analyse des gaz dans le sang artériel; la température du bain étant à 74°.

Volume total des gaz 17 ce. 1

— CO2 9 ce. 1

— 0 7 ce. 1

A 10 h. 4 5', après avoir extrait tout le sang nécessaire aux analyses précédentes, on prend la pression sanguinel

De 10 h. 25' k 10 h. 29', on injecte dans la saphène 22 ce. de paraldéhyde.

Après l'injection, pas de cris, presque pas d'agitation, seulement un peu d'accélération de la respiration. — Le sphincter anal est complètement paralysé. Les yeux sont convulsés, la cornée insensible. La tête est pendante et tout le corps inerte.

De 10 h. 48' à 10 h. 54', injection nouvelle de 5 ce.

A 11 11, température rectale 38°,5. — Depuis le début de l'injection, le chien est resté absolument inerte.

De 11 h. à 11 h. 2', on injecte encore 3 ce.

À 11 h. 10', température rectale 38°,3. — Quand on pince le nerf crural, le chien pousse des grognements.

A il h. 20', on prend la pression sanguine avant d'extraire le sang intoxiqué.

A il h. 25' (1 h. après le début de l'injection), on retire de l'oreillette droite 35 ce. de sang pour faire l'extraction des gaz, la température du bain était à 73°.

Gaz contenus dans les 35cc. de sang veineux 13 ce.

— GO2 10 ce. 8

— 0 1 ce. 2

A 1111.35', le chien meurt par arrêt de la respiration; on tente vainement de le ranimer par la respiration artificielle. On ouvre la cavité thoracique et on extrait directement du ventricule gauche?^ ce. de sang, le cœur battant encore faiblement; pour l'extraction des gaz, la température du bain est à 68°.

Volume total des gaz

12 ce. 4 8 ce. 3 3 ce. 2

Cette expérience démontre qu'avec une injection de 1 ce. de paraldéhyde par kilogramme, on diminue l'oxygène du sang veineux, qui de 5 ce. 5 pour 35 descend à 1 ce. 2 pour 35, et l'oxygène du sang artériel qui de 7 ce. descend à 3 ce. 2 pour 35.

3° Mesure de la capacité respiratoire du sang a la suite d'injection intra-veineuse de paraldéhyde

On peut injecter dans le sang d'un animal une dose mortelle de paraldéhyde (0 ce. 5 à 1 ce. par k.), sans diminuer la capacité respiratoire de ce liquide ; parfois même cette capacité paraît augmenter, ce qui dépend en partie d'un léger degré de concentration du sang.

Voici d'ailleurs des analyses démonstratives :

Avant Après

l'injection l'injection

de de

paraldéhyde paraldéhyde

On obtient, dansl'expérience du 8 avril, 23 ce. 3 30cc.

— 23 mars, 12 ce. 5 16cc.0j

— 27 mars, 16 ce. 5 18 ce. 2

— 25 mars, 14 17 ce. 7

Expérience n° 14 (8 avril), sur un chien du poids de 8 k. 300.— Injection intra-veineuse de 9 ce. de paraldéhyde ou 1 ce. par k. — Mesure de la capacité respiratoire.

A 9 h. 30', on prend dans la carotide 50 ce. de sang qu'on agite au contact de l'air et qu'on passe ensuite à travers une toile de lin ; on introduit alors, dans l'appareil, 35 cç, c|e ce sang pour mesurer la capacité respil

ratoire; la température du bain est à 58°; on a pour l'oxygène

7 ce. 8 ou 23 ce. 3 0/0

La température rectale est à 39°

A 9 h. 52', on commence l'injection de paraldéhyde dans la saphène ; 15" après, le chien se lèche et pousse des cris ; il continue à crier pendant 2', puis s'endort.

En 2'30" on injecte 4 ce.

A 9 h. 55', l'animal sommeille, les pupilles sont dilatées cl immobiles.

A 9 h. 57' on injecte 1 ce; la respiration s'accélère au moment de l'injection.

A 9 h. 58', nouvelle injection de 1 ce; nouvelle accélération de la respiration qui se ralentit au bout de quelques instants.

A 10 h., la température rectale est à 38°, 6 ; on compte 50 respirations. La sensibilité est considérablement émoussée, car, si on pince le nerf crural, le chien paraît à peine sentir.

A 10 h. 5', température rectale 38°,2, 96 respirations; sommeil profond.

A 10 h. 15', le chien commence à s'agiter, il crie ; la température rectale est à 37°, 4.

On injecte 2 ce. en 2' au moment de l'injection, on constate un court arrêt respiratoire, puis un peu d'excitation.

A 10 h. 18', température rectale 37°, 1 ; 74 respirations. A 10 li. 25', on injecte 0 ce. 5.

A 10 h. 30', température rectale 36°,6; 50 respirations. A lo h. 34', injection de 0 ce. 5 ; 10" après cette injec-

TU.JIAl'iaTljLE E\ PÉIUME.NTALE. JQ

146 Étude sur la paraldéhyde

lion, agilation. Le sang artériel commence à devenir noir foncé.

A 10 h. 40', température rectale 36°, 1; 40 respirations.

A 10 li. 55', température rectale 35°, 6.

A 11 h. 2' (1 h. 10' après le début de l'injection), on retire de la carotide 50 ce. de sang; ce sang noir, est agité au contact de l'air, il devient rouge, on le passe et on en prend 35 ce. pour la mesure de la capacité respiratoire ; la température du bain est à 64°, on obtient pour l'oxygène.

9 ce. 5 ou 30 ce. 0/o

Ail h. 15', température rectale 36°, 1.

A 11 h. 35', température rectale 34°, 6; 34 respirations.

A 11 h. 45', température rectale 34°. — La respiration est très ralentie, on compte seulement 20 respirations par minute.

A 11 li. 50', il n'y a plus que 6 respirations par minute; la mort survient à 11 li. 52', avec un ralentissement graduel de la respiration.

Ce chien reçoit 1 ce. de paraldéhyde par kilogramme ; la température avant l'intoxication était à 39°, elle descend après a 35°, 6 au moment de la seconde prise de sang. Ici encore la capacité respiratoire est plus élevée après qu'avant l'administration de la paraldéhyde.

Expérience n° 16 (23 mars) sur une chienne pesant 14 k. 200, — Injection inlra-veineu.se de 13 ce. de paraldéhyde ou 0 ce. 9 par k. — Mesure de la capacité respiratoire.

A 10 h., on retire de la carotide 50 ce. de sang: on les

agite au contact de l'air, on les passe à travers un linge et on en prend 35 ce. pour la mesure du pouvoir absorbant.

La température du bain au moment de l'introduction du sang dans l'appareil est de 61° ; on obtient pour l'oxygène :

4 ce. 4 ou 12 ce. 5 0/o

À ce moment, la température rectale est à 40°; on compte 18 respirations par minute.

A 10 h. 25', on commence à injecter de la paraldéhyde dans la veine saphène; 20" après, le chien s'agite et son haleine exhale une odeur de paraldéhyde.

Au bout de 2' on a injecté 6 ce, le chien est toujours très agité ; on note 40 respirations par minute.

A 10 h. 28', on pousse dans la veine une nouvelle injection de 3 ce. 5. Immédiatement après, l'animal s'endort, reste flasque ; la pupille est très dilatée, la sensibilité cornéenne persiste, mais est diminuée.

A 10 h. 33', même état, température rectale 40°,2; 76 respirations par minute; injection de 0 ce. 5 de paraldéhyde.

A 10 h. 37', l'animal commence à s'agiter un peu ; la respiration est toujours très accélérée.

A 10 h. 40', température rectale 40°,2; 87 respirations, A 10 h. 50', l'agitation continue, mais le chien n'est pas réveillé.

^ A 11 h. (35' après le début de l'injection), pendant que l'animal dort d'un sommeil un peu agité, on extrait de la carotide, 50 ce. de sang. Ce sang est noir foncé, on

l'agite au contact de l'air, on le passe et on en prend 35 ce. -, l'extraction des gaz donne pour l'oxygène :

5 ce. 7 ou 16 ce. 2 0/0

A 11 h. 5' la température rectale est à 39°,8. La mort survient vers 1 h. de l'après-midi.

Ce chien reçoit 0 ce. 9 de paraldéhyde par kilogramme. La capacité respiratoire du sang est même plus forte après l'intoxication qu'avant (ce fait paraît s'expliquer par une légère concentration du sang) ; la température ne subit pas de variations.

Expérience n° 17 (27 mars) sur un chien pesant 12 k. — InjecA lion inlra-veineuse de 7 ce. de paraldéhyde. — Mesure de la capacité respiratoire. — Dosage de V acide carbonique de la>^ respiration.

La normale de l'acide carbonique de la respiration donne 2 gr. 50 pour 50 litres d'air expirés en 10', ou 15 gr. par heure, 1m température rectale est à 39°, 4. On comple 11 respirations.

A 10 h. 15', on prend dans l'artère fémorale 50 ce. de sang ; on l'agite au contact de l'air, on le passe à travers un linge, on introduit dans l'appareil 35 ce. de sang ainsi traité pour la mesure de la capacité respiratoire; la température du bain est à 60°; on obtient:

5 ce. 8 ou 16 ce. 5 0/0

A 10 h. 20', on commence l'injection de paraldéhyde dans la saphène; après 12" le chien agite sa tête, fait des mou-

ÉTUDE SUR LA PAB ALDÉHYDE 149

vemcnls de déglutition et se lèche le museau; après 30" il s'agite et pousse des cris plaintifs.

A 10 h. 21', 80 respirations.

A 10 h. 22', la pupille est dilatée; on constate de l'anesthésie cornéenue.

A 10 h. 23', l'animal se calme ; en même temps qu'on pousse l'injection, on noie un arrêt momentané de la respiration.

A 10 h. 24', en 4' on a injecté 5 ce.

A 10 h. 25, le calme est complet, le chien dort ; on compte 98 respirations.

A 10 h. 28', l'animal recommence à s'agiter; on observe jusqu'à 10 h. 33' des alternatives de calme et d'agitation.

A 10 h. 33', nouvelle injection de 1 ce.

A 10 h. 35', le chien est calme et dort; la température rectale est à 39°, la respiration est à 96.

A 10 h. 42', la pupille s'est rétrécie, elle est punctiforme ; le calme persiste ; la température rectale est à 38°, 4.

A 10 h. 45', on injecte encore 1 ce. Agitation au moment de l'injection, puis calme à 10 h. 47'.

A 10 h. 55', 75 respirations.

A 11 h., température rectale 37°, 6.

AU h. 10', température rectale 37°. L'artère fémorale est bleuâtre, on en extrait 50 ce. de sang noir; cette extraction est faite 50' après le début de l'injection. On agite ce sang au contact de l'air, on le passe, on en prend 35 ce. pour la mesure de la capacité respiratoire, Km obtient:

6 ce. 4 ou 18 ce. 2 0/0 A 1 1 h. 30', la température rectale est à 36°,4, on note

78 respirations ; on dose C02 dans 50 litres d'air expirés I en 7'20" et on trouve Ogr. 94 ou 7 gr. 69 par heure.

La mort a lieu dans l'après-midi.

Ce chien reçoit 0 ce. de 5 paraldéhyde par kilogramme; sa température descend de 39°, 4 à 36°, 4. A l'état normal H la capacité respiratoire est de 16 ce. 5 0/0, tandis I qu'après l'intoxication elle est de 18 ce. 2. — Notons encore une diminution de CO2 exhalé qui, avant la parai- | déhyde, était de 15 gr. par heure et 1 h. 15' après l'injeetion intra-veineuse de 7 gr. 69 pendant le même temps. g

Expérience n" 18 (25 mars) sur un chien pesant 11 k. 400. — I Injection intra-veineuse de 6 ce. de paraldéhyde ou 0 ce. 5 I par k. d'animal. — Mort 8' après le début de Vinjeclion. — jj Mesure de la capacité respiratoire.

A 10 h. 15', température rectale 39°,0, 50 respirations. On extrait de la carotide 50 ce. de sang, qu'on agite à l'air et qu'on passe à travers une toile; on en introduit» 35 ce. dans l'appareil qui plonge dans un bain dont la j température est de 56°; on obtient pour l'oxygène:

4 ce. 9 ou 14 ce. 0/0

A 10 h. 45', on commence à injecter dans la saphène 6 ce. de paraldéhyde; en 2' cette injection est terminée.

Au bout de 30", le chien s'agite.

Après l'30", la respiration est très ample et très rapide, on compte 78 respirations.

Mais à 10 h. 48', on voit la respiration s'affaiblir gra- j duellement et 8' après l'injection, tà 10 h. 53', la mort survient par arrêt de la respiration.

Immédiatement après la mort, on prend dans la veine cave inférieure 50 ce. de sang, on l'agite, on le passe et on en prend 35 ce. pour la mesure de la capacité respiratoire; on obtient pour l'oxygène:

6 ce. 2 ou 17 ce. 7 0/0

La température du bain, au moment de l'introduction du sang, était à 54°.

On voit donc que la capacité respiratoire du sang ne diminue pas; toutefois, lorsqu'on ajoute directement 2 ce. de paraldéhyde dans 18 ce. de sang, la capacité respiratoire est un peu affaiblie. Voici des expériences qui le démontrent :

Expérience n° 19 (6 avril 1891). — Mesure de la capacité respiratoire du sang mis en contact avec la paraldéhyde.

Le pouvoir oxydant du sang normal est de 18 ce. 3 0/0.

On verse 2 ce. de paraldéhyde dans 18 ce. de ce môme sang, qui devient d'un brun noirâtre; on l'agite à l'air et on trouve, par des calculs très simples, que la capacité respiratoire est descendue h 11 ce. 0/0.

La conclusion s'impose : la paraldéhyde diminue la capacité respiratoire du sang.

Expérience n° 20 (11 avril 1891). — Mesure de la, capacité respiratoire du sang auquel on ajoute de la paraldéhyde.

On verse d'abord clans un flacon 18 ce. de sang normal oxygéné au maximum, puis on y ajoute 2 ce. de paraldéhyde cristallisable ; on agite le tout à l'air et on fait

l'extraction des gaz du sang avec la pompe à mercure. On trouve que la capacité respiratoire de ce sang est égale à 14 ce. 6 0/0.

La capacité respiratoire du sang normal était égale à 16 ce. 5 0/0.

La paraldéhyde a donc eu pour effet de produire, in vitro, une légère diminution de la capacité respiratoire du sang; Si, après avoir injecté la paraldéhyde, du sang est retiré de l'artère et abandonné à lui-môme; on constate que le lendemain la capacité respiratoire est diminuée. — En voici un exemple fort net :

Expérience n°21 (22 mars)sur un chien bouledogue pesant 3 k. 300. — Injection intra-veineuse de 7 ce. de paraldéhyde ou 0 ce. S par k. — Analyse des gaz du sang. -'- Mesure de la capacité respiratoire.

A 10 h. 15', on extrait de l'artère fémorale 35 ce. de sang. La température du bain, au moment de cette introduction, est à 57°.

A 10 h. 30', on prend dans la même artère 50 ce. de sang, on les agite pendant 15' au contact de l'air, on passe a travers une toile de lin et on prend 35 ce. de ce sang pour apprécier le volume d'oxygène.

Analyse des gaz du sang :

Volume total des gaz recueillis

12 ce. 3 6 ce. 4 5 ce.

Mesure de la capacité respiratoire :

S ce. 7 ou 24 ce. 8 0/0

A ce moment, la température rectale de l'animal est à 39 .2; ou compte 13 respirations par minute.

A 10 h. 15', on injecte dans la veine crurale 2 ce. de paraldéhyde : très rapidement le chien éternue, il se lèche; on peut facilement écarter ses mâchoires qui sont presque inertes; la sensibilité cornéenne est conservée.

A 10 h. 48', léger arrêt respiratoire en môme temps que l'on fait une seconde injection de 1 ce. de paraldéhyde.

Après 4', la sensibilité cornéenne est toujours conservée, bien que l'animal soit dans un sommeil complet, la langue étant inerte et la bouche béante. L'haleine exhale l'odeur de paraldéhyde; on compte 56 respirations par minute.

À 10 h. 51', on fait une nouvelle injection de 1 ce. et on note un nouvel arrêt respiratoire de courte durée.

A 10 h. 52', le sommeil est très paisible; les réflexes cornéons persistent.

A 10 h. 53', on injecte 2 ce. ; nouvel arrêt de la respiration, température rectale 39°, 2.

A 11 h., le sommeil est toujours très tranquille, on note 50 respirations par minute ; la température rectale est fr"39°,l.

A 11 h. 4', l'animal commence à se plaindre et cà s'agiter ; on fait encore une injection de 1 ce. de paraldéhyde.

A 11 h. 15' (30' après le début de l'injection), on extrait de l'artère crurale 50 ce. de sang pour la mesure de la capacité respiratoire.

A 11 h. 20', on prend dans la carotide 35 ce. pour l'analyse des gaz.

Analyse des gaz :

Volume total des gaz recueillis 12 ce.

CO2 6 ce. 5

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