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elle est bien plus remarquable par sa taille de 2 à 3 mètres et par sa côte, qu'on prendrait pour une véritable tige. La Ptéride est très-commune dans les bois secs, dans les lieux incultes et les vallons rocailleux ; elle y est partout d’un grand effet par l’élégance et la disposition de ses belles et larges feuilles. Elle sert à une foule d’usages; elle fait le feu de la chaumière, la litière des troupeaux, remplace le chaume pour ies toitures, sert à embalier, à faire des liens, et rem- place la paille dans beaucoup de circonstances ; elle a sur elle l'avantage de donner beaucoup de potasse. On pourrait se passer de tirer celle-ci de l'étranger si on utilisait pour cet usage toutes les Fougères que produit la France; il suffirait de les couper au milieu de Pété, et, après quelques jours de dessication, de les faire consumer lentement ir des fosses étroites et profondes pour en soumettre les cendres à la préparation décrite au mot POTASsE.
PUCELAGE. Ÿ, PERVENCHE, PUCIÈRE, V,. PLANTAIN DES SABLES, PUCINE BLANCHE. V, TROËNE.
PULICAIRE, V. INULE,
PULMONAIRE A FEUILLES ÉTROITES. (Herbe-aux-poumons, Herbe-au-lait, Herbe-de-Notre-Dame, Sauge de Bethléem, Coucou bleu.) Ses feuilles velues, lancéolées et comme . parsemées de taches de lait ne sont pas moins remarquables que ses fleurs, les unes rouges, les autres bleues sur un même -pédoncule. Aussi précoce que la Primevère et habitant les mèmes lieux, elle fixe l'attention et mérite le cas qu'on en fait ; elle est adoucissante et propre à faire expectorer ; elle remplace la Bourrache (V. BouRRACHE) et en a toutes les qualités. Ses feuilles se mangent en potage et en guise d’épinards. On cultive la P. pe VIRGINIE et la P, pE SIBÉRIE pour leurs jolies fleurs. La première se multiplie d’éclats et la seconde de graines. |
PULSATILLE. V. ANÉMONE.