‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1014 sur 1111 · RAI · texte numérisé non relu

RAI

Loxa, qui se hôta d’en faire part au vice-roi du Pérou, dont la femme, la comtesse de Chinchona, était dangereusement malade. Le Quina la rendit à la vie et lui dut son nom. La comtesse reconnaissante voulut que les jésuites distribuassent ce trésor et proclamassent ses vertus. Ils en apportèrent une cargaison à Rome, et furent longtemps les seuls dépositaires de la poudre bienfaisante qu’ils répandaient dans toute l’Europe. Elle y trouva des détracteurs, mais Louis XIV la soutint de son puissant vouloir, et depuis lors elle est restée en première ligne parmi les substances héroïques, toniques et fé- . brifuges.

Pris à petites doses, le Quina donne du ton à l’estomac, aux intestins, et réveille l’activité des organes de la digestion. On l’emploie à plus forte dose dans les maladies périodiques et intermittentes, les fièvres surtout. L'usage du Quina employé en poudre a longtemps prévalu:; depuis que la chimie est parvenue à extraire ses deux principes immédiats, la guinine et la chinconine, on les administre à l’intérieur en poudre, en extrait et en décoction, mais à l’état de sel; c’est ordinairement comme sulfate et acétate, À lextérieur, le Quinquina est employe contre les ulcères et les gangrènes atoniques. On en fait aussi des fomentations antiputrides.

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