‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 1023 sur 1111 · RÉS · texte numérisé non relu

RÉS

par l’action de l'air, et réside comme elles d'une manière plus spéciale dans l’écorce et les autres parties extérieures. Son insolubilité dans l’eau rend les arbres verts qu’elle pénètre plus propres aux ouvrages destinés aux lieux humides.

La résine donne naissance à une foule de produits importants journellement employés dans la médecine et les arts. Quand cette sécrétion des arbres verts, et surtout du Pin (V. Pix), s’est réunie d’elle-même et solidifiée sur l’arbre, on la nomme galipot, faux encens, encens de village; maïs fondu et purifié en traversant un lit de paille, le galipot donne la poix de Bourgogne, poix blanche ou jaune, selon sa qualité, si usitée en emplâtres- dans les affections rhumatismales, douleurs vagues, etc. |

La térébenthine est cette même résine du Pin, qu’on force à couler par des incisions peu profondes faites aux troncs (ceux du Pin maritime surtout). On la reçoit dans un creux pratiqué au pied de larbre, et on la purifie au feu ou en la faisant filtrer à travers de la paille. Elle s'emploie pour toiles et taffetas cirés, bâtons à cacheter, etc. La médecine s’en sert comme d’un excitant très-puissant. On en fait usage dans les maladies de poitrine, la goutte, le rnumatisme; appliquée à l’extérieur, elle rubéfie la peau.

Par sa distillation à l’alambic, on en obtient l’essence de térébenthine. Celle-ci sert à lever les taches, vernir les tableaux à l'huile, tuer les insectes et les conserver en collection, etc. Elle a, mais en un plus haut degré, les mêmes propriétés médicinales que la térébenthine. On emploie comme vermifuge contre le tœnia et comme anti-spasmodique dans lépilepsie et le tétanos.

Le résidu de la distillation de la térébenthine est la colophane, arcanson ou braï sec. K entre dans certains vernis et sert àenduire l’archet des violons. Réduite en poussière, la colophane sert à saupoudrer les plaies saignantes pour les sécher.

La poix-résine, employée pour la soudure, les plateaux électriques, etc., s'obtient en faisant fondre trois parties de braï sec et une de galipot, et en brassant fortement dans l'eau ce mélange liquide. La médecine en fait des onguents.

La poix noire, dont les cordonniers se servent pour enduire leur fil, s’obtient en brûlant lentement des éclats de bois résineux et la paille qui a servi de filtre à la poix de Bourgogne et à la térébenthine.

Enfin, le goudron est un mélange impur de térébenthine, de galipot, d'huile erapyreumatique et acide acétique. On l'obtient par la combustion des troncs qui ne fournissent plus de térébenthine. Le gondron sert à calfater les vaisseaux, à boucher plus hermétiquement les bouteilles et à faire des ci-

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ments de bitume imperméables à l’eau. En médecine , on le prescrit dans les maladies de poitrine, les catarrhes chroniques, les asthmes, les maladies de peau, etc.; c’est un antiscorbutique.

La combustion de toutes ces préparations résineuses donne une suie abondante qui forme en grande partie le noir de fumée du commerce ; c’est un carbone assez pur. (V. CARBONE. ) On sait les nombreux usages du noir de fumée, pour encre d'imprimerie, cirage, peinture de bâtiments, ete.

RÉVEILLE-MATIN. V. EUPHORDE.

RHAPONTIC. V. RHUBARBE, PATIENCE.

RHINANTHE. V. COCR ÈTE.

RHIZOCTONE. Obscur et dangereux parasite, chancre souterrain qui s'attache aux racines des plantes cultivées, sous la forme de tubercules à filaments soyeux, passe souvent des unes aux autres, et donne la mort aux végétaux qu'il attaque. C’est surtout au Safran et à la Luzerne que ce Champignon cause le plus de dommage. Le meilleur remède est de faire une large tranchée autour de l'endroit attaqué et de renouveler profondément la terre.

RHIZOPOGON BLANC. La forme de ce Champignon le place entre la Truffe et les Vesse-loup ; il se trouve à fleur de terre. Les sangliers en sont très-friands ; il est même comestible aussi bien que la Truffe noire et désigné sous le nom de Truffe blanche, mais peu recherché à cause de son odeur nauséabonde.

RHODODENDRON. V. RosaGe.

RHAUBARBE. Rheum. Ces plantes, de la famille des Polygonées et voisines des Patiences, sont très-célèbre en médecine. On en connait plusieurs espèces propres aux montagnes et aux froides régions de l'Asie. Ce sont les R. palmatum, de Chine ; undulatum et compactum, de Tartarie ; ribes, de Perse ; Nepalense, du Népaul ; rhaponticum, d'Asie. Toutes sont des plantes herbacées très-vigoureuses, offrant quelquelois des racines grosses comme le corps, toujours des feuilles à large limbe et pétiole compacte. Les jardiniers s'en servent pour envelopper et tenir au frais les jeunes plantes dont ils font des envois. Leurs racines sont leur partie la plus intéressante ; elles ont cours dans le commerce en morceaux de formes et de couleurs différentes, et sont connues sous les noms de Rhubarbe de Moscovie (la plus estimée), de Chine et de pays. | |

Cette dernière, la plus faible de toutes, est la racine de ces mêmes plantes récoltées en France, et spécialement à la

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