SAV
on l'élève ordinairement en petit cercean qui se couvretout à l’entour de branches verticales. ATEN
3 Le S. A LONGUES FEUILLES, S. vèminalis (Osier vert, Luzette, Moulard). Il ne se trouve jamais qu'à l'état d’arbrisseau, et forme la bordure ordinaire des rivières et des îles. Ce Saule est avec le S. À UNE ÉTAMINE Où OSIER ROUGE, S. monandra, et avec le S. FRAGILE, S. fragilis (Osier à feuilles d’amandier), le principal ornement des oseraies, qui sont d’un grand produit. Ce sont ces trois espèces que les vanniers emploient pour paniers, corbeilies, berceaux, etc. Leur écorce fébrifuge est aussi bonne pour le tannage. Les Suédois teignent les œufs avec leurs racines.
4° Le S. MARCEAU ou MARSEAU, S. capræa (Verdre, Boursault), fait les délices des chèvres ; c’est probablement celui que Virgile a chanté. I est l’un des premiers arbres qui donne des fleurs ; elles sont en gros chatons dorés et d’un joli eïet, très-recherchés par les abeilles. 11 réunit les propriétés des Saules blancs et des Saules des oseraies. La décoction de l'écorce teint en jaunâtre avec l’alun et en bleu avec le sulfate de fer.
3° Le S. FLEUREUR, S. Babylonica (Parasol-du-grand-seigneur, Paradis-des-jardiniers), est originaire de l'Asie, des rives de l'Euphrate, près de l'emplacement où florissait autrefois Babylone. C’est celui auquel les Israélites exilés suspendaient leurs lyres, lorsqu’assis à son ombre, ils pleuraïent au souvenir de leur chère Sion.
Super flumina Babylonis illic sedimus et flevimus cum recordaremur Sion. In salicibus in medio ejus suspendimus organanustra. (Ps: 130.)
Le Cyprès a été longtemps regardé comme l’ornement/obligé des cimetières, mais son feuillae épais ettriste, sa verdure sombre, l'ombre obscure qu'il rette sur les tombes; inspirent une tristesse de désespoir ; c’est l’image de la mort:sans espérance au-delà du tombeau. Le Saule pleureur, auü contraire, exprime plutôt un regret avec la certitude de:se retrouver. Entre ses branches que balance le moindre ventda lumière du soleil jette ses rayons d'espérance, et l’on peut entrevoir le ciel. La mélancolie qu’il inspire ne désespère donc pas; : elle franchit le seuil de la dernière demeure;et montre, au terme de la vie de ce monde, le commencement d'unetexistence meilleure que nous pouvons mériter parnos vertus. Le Cvprès, en un mot, exprimait de regret du païenr; le Saute pleureur est l'emblème de la douleur du chrétien qui-pleure,ceux qui ne sont plus, mais « qui ne désole pas comme ceux quin’ont point d'espérance. » | pr ru el
SAVONNIÈRE. V. SAPONAIRE: