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surtout la paralysie des membres, qu’elle peut réveiller en y produisant des spasmes tétaniques. La médecine homæopathique en fait aujourd'hui un fréquent usage.
Les autres espèces de Strychnos sont aussi des arbres ou des arbrisseaux grimpants, à suc laiteux, de la famille des Apocynées, plus ou moins suspects et également propres aux pays chauds. On cite entre autres le S. DE-SAINT-IGNACE, dont le fruit, connu sous les noms de Féve-de-saint-Ignace, Fêve de l’Fnde, sert à extraire la Strychnine. Quoique très-vénéneux, on lemploie dans linde comme vermifuge. On y emploie aussi le S. COLUMBINA ou BOIs-DE-COULEUVRE Contre la morsure des serpents et le venin des flèches empoisonnées.
STYRAX OFFICINAL. (Alibousier.) Cet arbre, de la famille des Ebénacées, croit spontanément au midi de la France, en Espagne et en Italie. Il est de moyenne grandeur, ressemblant au Coignassier par ses feuilles et au Jasmin par ses fleurs. On le cultive pour sa beauté dans les jardins d’agrément. C’est de son tronc que l’on extrait, mais seulement dans les provinces les plus chaudes de l'Europe, le storax ou styrax calamite, résine concrète, sorte de parfum très-répandu et très-célèbre chez les anciens. Sa teinture est encore employée comme cosmétique. La médecine en à fait beaucoup d'usage, surtout à l’intérieur, comme d'un tonique et d'un excitant ; mais il a vieilli.
Le S. BENJOIN, S. ou Laurus benzoin (Ben de Judée), jouit d’une célébrité mieux méritée. Il donne une résine également parfumée et stimulante. Les artificiers l’emploient , mais moins que le storax, pour leurs feux de senteur. On se sert de sa teinture pour aromatiser les pâtes, les poudres, le taffetas d'Angleterre. Il vient des Indes orientales.