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en jaune, celle des racines en brun, Le bois est employé par les ébénistes et les luthiers. Les Turcs se servent du fruit pour assaisonner leurs viandes, et les Hongrois le mêlent au vin pour lui donner plus de montant et de couleur. Enfin le tannin et l'acide gallique que cet arbre contient l'ont fait employer en médecine comme astringent.
29 Le S. RUSTET, R. cotinus (Fustet des corroyeurs, Coccigrue), croit sur les coteaux arides de la France méridionale. Aussi grand que le précédent, il est beaucoup plus recherché pour ses élégantes et légères panicules, dont les fruits manquent souvent, mais qui conservent un long pédicelle tout hérissonné de poils blancs comme une coiflure crépue, ce qui lui a fait donner le nom d’Arbre-i-perruque. Les propriétés du Fustet sont à peu près les mêmes que celles du.Corroyer. Les feuilles et rameaux servent à lanner les cuirs ; le bois,
‘joliment bigarré de blanc, de jaune et de vert, est recherché
des tourneurs et des luthiers. L'écorce, indiquée comme fébrifuge, sert, ainsi que le bois, à Leindre en jaune-orange les étolfes et les maroquins. Elle donne une couleur verte avec le bleu de Prusse et une couleur jonquille avec la cochenille. 3° Le S. AMARANTE, R, fiphynum (Sumac de Virginie), a des feuilles pennées et se termine par de belles panicules roues, assez semblables à celles de l’Amarante. On le cultive ans, les jardins, Il contient beaucoup de tannin et peut être employé comme astringent en gargarismes, ainsi qu'au tannage et à la teinture grise el noire, ° Le S. coPAL, originaire de l'Amérique méridionale, aussi ulile que les précédents, donne de plus par incision une ré-
sine nommée copal d'Amérique.
5° Le S, VÉNÉNEUX, R. toxicodendron, nous vient de l'Amérique septentrionale. Il se distingue des autres par ses feuilles ternées. Pour peu qu’on les touche ou qu'on respire leurs émanations et l'air qui les environne, la peau se couvre de rougeurs et de boutons. Les feuilles et toute la plante sont pleines d’un suc blane, résineux, très-âcre, qui a été emplové efficacement contre les dartres, les rhumalismes, la paralyse, l’épilepsie ; mais c’est un remède dangereux, qui exige beaucoup de précautions.
SUREAU NorR. Sambueus nigra. (Grand Sureau, Sover.)
Petit arbre ou grand arbrisseau aimé des enfants, qui
font des flûtes, des seringues et des joujoux de ses rameaux et de sa grosse moelle, dont on fait aussi des moxas, des fleurs, des estompes, des ramponeaux, ete. Cet arbre pousse rapidement et forme de mauvaises haies, mais donne beaucoup de bois. Celui des vieux pieds sert aux tourneurs et anx
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sculpteurs ; il est dur, fin et homogène, et peut remplacer le Buis; on en fait des peignes. Il teint avec lalun en jaune-
brun ; seules, l'écorce et les jeunes branches donnent une cou-
leur vert-pomme, les feuilles et les fleurs une couleur jaune.
Le Sureau est très-intéressant comme plante médicinale. Hippocrate a commencé sa renommée, que tous les siècles ont confirmée. L’infusion des fleurs estsudorifique; wnles emploie en lotions, injections et fumigations émollientes, anodines et résolutives. Les feuilles, chauffées et appliquées sur le front et les tempes, dissipent, dit-on, les migraines. La seconde écorce est un purgatif et un remède contre la‘bräture- Les baies, préparées en conserve ou prises naturellement, sont un précieux remède contre la dyssenterie et les diarrhées chroniques. On en retire de l'alcool et une eau-de-vie par fermentation; elles servent à colorer le vin. Les fleurs aromatisent le vinaigre et donnent un goût de muscat au vin aussi bien qu'aux pommes enfermées couche par couche avec elles. La feuille, d’une odeur repoussante, éloigne les insectes et en préserve même les autres plantes qu’on en frotte ou.qu’on en fouette. | |
Quelques variétés à feuilles de persil, panachées de jaune et de blane, à fruits verts ou blancs, à rameaux aplatis,-etc., sont cultivées dans les jardins d'agrément. Le S. A GRAPPES Ou DES MONTAGNES, S..racemosa, est. le plus recherché; à ses fleurs en grappes blanches, qui paraissent avant les feuilles, succèdent des baies de corail qui sont, pendant. tout Jautomne, du plus joli effet dans les massifs. Le, S:,Du CANADA OU DE TOUS LES Mois, à larges ombelles de longue, durée, .est encore un arbre à eflet. Tous les Sureaux se multiplient aisément d’éclats et de boutures.
Le S. vxÈBLe, S. ebulus (Eble, Sureau.en herbe, petit Sureau), renouvelle sa tige tous les ans. Il croît au.bord des chemins, dans les terrains fertiles ;,sa mauvaise odeur repousse les animaux et peut mème servir à éloigneriles rats. Autrefois on employait sa racine comme purgative. Ses, feuilles sont apéritives et fondantes ; la médecine vétérinaire en fait un fréquent usage. Ses baies fournissent de, l'alcool et ;teignent en violet, bouillies dans le vinaigre. Les Romains, ,en coleraient les figures de leurs idoles. Dans le Midi,.on en. fait,une décoction dont on frotte.les parquets ayant de les cirer. La fleur de l’Yèble a les propriétés de. celle du Sureau..
SURELLE, V. OXALIPE PETIRE OSEILLE. is
SWIETENIA MAnoGoNr:-Grosarbredes Antilles, dela famille des Méliacées , très-célèbre en Europe sous: le nom d'Acajou ou Cédre des Antilles: C'est le plus rechérché®de
SSSR ES
FAB 851 tous les bois pour les meubles de prix ; tout le monde connaît le brillant poli qu’il peut recevoir et sa belle teinte marron. Le plus coloré se nomme Acajou mâle, et le plus pâle Acajou femelle, On en fait dans les iles des canots d'une seule pièce. Son écorce amère est, fébrifuge ; on retire de ses fruits une huile nommée huile de caraba.