‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 760 sur 1111 · DIS · texte numérisé non relu

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l'appui de cette observation, prouvent que les vents sont Îles principaux véhicules de la fécondité des plantes dioïques. (V. DATTIER.)

Elles sont assez nombreuses. Le Chanvre est le meilleur exemple que l’on en puisse citer. Tout le monde connaît ce travail des champs qui consiste à arracher en automne ses tiges plus hautes et plus menues, qui, couvertes de poussière pendant l'été, peuvent nuire ensuite au développement des brins à graines; ces brins, beaucoup plus forts, sont improprement nommés Chanvre male. L'Ortie et le Houblon, appartenant à la même famille, la Mercuriale, le Buis, les Peupliers, les Saules, etc., de la famille des Euphorbiacées et de celle des Amentacées, sont aussi des plantes dioïques.

DIONÉE ATTRAPE-MOUCHES. Dioneamuscipula. Cette plante, presque aussi intéressante que la Sensitive par son irritabilité, a les plus grands rapports avec nos Rossolis (Drosera), à la famille desquels elle appartient, mais elle ne convient qu'aux marais de l'Amérique septentrionale. Ses feuilles, disposées en rosettes sur le sol, sont bordées de longs cils et parfaitement lisses à leur page supérieure ; mais cette surface est tellement délicate, que le moindre contact, le seul passage d'un insecte, y produit une commotion; elle se crispe, les deux lamelles se replient sur elles-mêmes, et les fines épines dont elles sont bordées saisissent comme dans un piége la mouche imprudente qui s’y est engagée ; plus elle se débat, plus la feuille se resserre. Quand elle est sans mouvement, la feuille revient petit à petit à sa première position.

DIPLOTAXE A FEUILLES MENUES. Diplotaxmis tenuifolia. (Roquette sauvage.) Celte Crucifère, longtemps confondue avec les Sisymbres, en a été séparée avec raison à cause de ses graines disposées sur eux rangs dans les siliques. Il est à Lyon peu de plantes aussi communes. Elle forme sur tous les murs un peu humides, les forts, les remparts, un ornement aussi gracieux par ses feuilles d’un beau vert que par ses fleurs en petit corymbe jaune. On indique le suc des feuilles et des fleurs comme astringent et anti-scorbutique. On dit aussi que ses semences, mêlées à la poudre, en augmentent l'explosion.

DIPSACUS. V. CARDÈRE.

DISSÉMINATION. Les soins que la nature prend de la - graine dans son berceau, son attention à concentrer sur elle la poussière des étamines, la caleur du soleil et les sucs nutritifs que pompent les racines, deviendraient inutiles sans les ressources fécondes qu'elle sait employer pour leur dissémination. Elles sont indiquées dans notre premier volume:

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