GAUDE. V. RÉSÉDA
GAIAC. Cuajacum. (Jasmin d'Afrique ou d'Amérique.) Le Gaïac est un bel arbre des îles de l'Amérique méridionale, Saint-Domingue, les Antilles, etc.; il appartient à la famille des Rutacées. Ses feuilles sont pennées sans impaire, ses fleurs bleues, ses fruits en petites capsules rondes. Son bois, par la lenteur que l’arbre met à croître, acquiert une grande dureté et une telle pesanteur, qu’il ne surnage point sur l’eau.
Le cœur du bois est d’une teinte vert obscur, et l’aubier jaunâtre. On l'envoie en Europe en grosses bûches recouvertes «Le leur écorce grisätre, compacte et résineuse. Ce bois, connu sous le nom de bois de Gaiuc, est usité pour les ouvrages qui demandent de la solidité, tels que mortiers, pilons, vis, poulies, roulettes de lit surtout, etc.
Les copeaux, la ràpure du bois, etun suc gommo-résineux qu’il secrète en larmes, ou par incision quand il est vert, sont regardés comme un excitant et un excellent sudorifique, d’un bon emploi dansles rhumalismes aigus, les névralgies rhumatismales, etc. La médecine vétérinaire administre le Gaïac dans le farcin, les maladies de peau, etc.
GAZ. Fluides aériformes, compressibles, incolores, trans-parents comme l’air, simples ou composés, se combinant à l'organisation des plantes, et jouant les plus grands rôles dans les phénomènes de la vie végétale. On peut, en raison de leur importance botanique, les ranger dans l’ordre suivant : air atmosphérique, acide carbonique, oxygène, hydrogène, azote. (V. ces mots.)
GAZON. Herbe courte, fine et touffue, qui tapisse le sol et que forme en grande partie la famille des Graminées. Le gazon, qui fait le vert des prairies émaillées de mille fleurs, réjouit les yeux etrepose la vue ; il fait le tapis de nos allées, le théâtre des jeux de l'enfance, le lit de repos des bergers et le champ toujours vert où vont paître-les troupeaux. C’est encore aux gazons que l'atmosphère doit une grande portion de son oxygène, et les terrains en pente toute leur solidité ; car, en s’emparant peu à peu de leur surface et en liant le terrain par ses nombreuses racines, le gazon l'empêche de glisser, et tend, ainsi que les arbres des forèts, à conserver les sommets des montagnes, si nécessaires à l'écoulement des fleuves et à l'abri des vallées. Partout où croit le gazon règnent la grâce,