‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 906 sur 1111 · MÉL · texte numérisé non relu

MÉL

servent en cataplasmes et lotions, la fleur en infusions. Cette plante bienfaisante semble chercher l’habitation des hommes et croit plus abondamment autour de leurs demeures que partout ailleurs. Les Egyptiens la mangent cuite et hachée comme nous faisons des Epinards.

La M. SAUVAGE, M. sylvestris (Mauve verte, grande Mauve), est la plus employée pour ses fleurs plus grandes et plus nombreuses. La M. A FEUILLES RONDES a les fleurs plus petites et plus pâles; c’est la plus commune au pied des murs. La M. musQuÉE, M. moschata, plus belle que les précédentes, se fait remarquer par la jolie couleur de ses corolles et par ses feuilles découpées en segments étroits. On cultive dans les parterres la M. FRISÉE, M. crispa, peu remarquable par sa fleur, mais d’une taille élancée de plus de 1 mètre, fort curieuse par ses feuilles orbiculaires et frisées, si élégantes qu’elles ont été imitées en architecture et qu'on en décore les assiettes de dessert. On cultive aussi la M. DE L'ÎLE DE FRANCE, M. Mauritiana, à grandes fleurs, dont les pétales blancs sont marqués de rayons rouges partant du centre. La M. DIVARIQUÉE, originaire du Cap, est un très-Joli petit arbrisseau, mais un peu délicat. Les graines de toutes les Mauves se sèment aussitôt que mûres ou au printemps. On repique le plant à cinq ou six feuilles.

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