‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 932 sur 1111 · — BLANC OU GRAND. V. NYMPHÆA · texte numérisé non relu

— BLANC OU GRAND. V. NYMPHÆA

—— PETIT. V. MORRÈNE, VILLARSIE.

NÉPENTHE DiSTILLATOIRE. C’est dans les Moluques, sous un soleil brûlant, que la Népenthe offre aux voyageurs altérés une ressource toute providentielle. C’est une plante herbacée, de la famille des Aristoloches, très-singulière par l’appendice de ses feuilles entières, ovales-oblongues. Leur côte médiane se termine par un appendice ou espèce de vrille très-large et contournée en godet profond que recouvre un

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petit opercule; durant les nuits, la transpiration aqueuse de la plante se rend tout entière dans cette coupe végétale, dont l’opercule s’abaisse pour la mieux fermer. Cette eau de végétation est aussi abondante que fraîche et limpide; chaque godet en offre plus de trois onces aux habitants de ces iles lointaines, qui, par reconmaissance, lui attribuent de grandes vertus. Linné les a exprimées en donnant à cette plante singulière le nom du fameux Népenthès des anciens, que l’on ne connaît plus, mais qu'Homère a chanté comme un médicament qui dissipe le chagrin, calme la colère et fait oublier aux hommes le sentiment de leurs maux.

NÉPÉTA ou CATAIRE (du grec népenthés, mettre en joie). (Menthe ou Herbe-aux-chats.) Les chats éprouvent à se rouler sur cette plante une sorte de joie qui les emivre et lui a fait donner son nom. Ses sommités fleuries, très-aromatiques, sont indiquées comme stimulantes, mais peu usitées.

NÉRION. Nerium oleander. (Laurier-rose, Laurose, Laurelle, Rosagine, Fleur-de-saint-Joseph.) Petit arbre charmant, croissant dans les pays méridionaux sur le bord des ruisseaux ou des fleuves, auxquels il doit son nom de Nerium, tiré du grec, et qui signifie lieux humides. C’est lui qui, dans la Palestine, dessine en festons roses le lit si célèbre du Jourdain.

Ses feuilles, toujours vertes comme celles du Laurier, ont une disposition particulière : elles sont, comme les rameaux, communément trois à trois en regard. Les fleurs, larges, fran- gées, ordinairement du rose le plus agréable, forment une

rosse toufle au sommet des branches. Celles des Lauriers oubles surtout sont magnifiques par leur dimension et leur forme de large cocarde. On compte plus de 15 variétés de Nérions, se rapportant à trois espèces, le N. commux, le N. POURPRE et le N. pes Inpes. Dans le Midi, ils croissent en plein champ et forment des haies charmantes par leur mélange avec d’autres arbres. Dans nos provinces, ils demandent l’orangerie lhiver, la même terre que les Orangers et beaucoup d’eau en été ; leur culture est du reste aussi facile que leur multiplication, par graines, rejetons, marcottes et boutures. Ils sont répandus dans la plupart des jardins, les doubles surtout.

Le suc laiteux du Laurier-rose participe à l’âcreté des autres Apocynées et doit être er comme un véritable poison. L’extrait des feuilles ou leur décoction se donne contre la gale. On les a aussi employées comme un astringent et comme un sternutatoire violent mais dangereux. En Bar-

barie, on fait entrer dans la poudre à canon le charbon de

son bois. : ;

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