On appelle géminées les fleurs qui sortent deux à deux
(1) De pediculus, petit pied, — (2) D'aæilla, aïsselle. — (3) De latus, côté. — (4) D'inflorescere, fleurir. a
ÉLÉMENTAIRE. 1) d'un même point de la tige; fernées, celles qui en sorteni trois à trois; fasciculées, c’est-à-dire en faisceaux, celles qui naissent plus de trois ensemble d'un mème point; verficillées (fig. 83), celles qui sont disposées en anneau autour d'un même cerele de la tige. Le vwiola biflora, violette à fleurs jaunes qu'on trouve dans les bois de la Grande-Chartreuse, offre un exemple de fleurs géminées; la germandrée à fleurs jaunes, qui croit dans le Midi, les a ternées; le cerisier commun les à fasciculées ;. et l’ortie blanche, le serpolet les ont verticillées.
415. D’autres fois les fleurs sont disposées en épi, grappe, panicule, thyrse où capitule :‘en épi (lig. 86), quand elles sont sessiles ou presque sessiles sur un pédoncule commun non divisé : tous les orchis ont leurs fleurs en épi; en grappe (fig. 84), quand les fleurs sont pédonculées sur laxe commun : le cytise aubours, la vigne ont des grappes ; en panicule (1), lorsque l’axe commun se ramifie, et que ses divisions secondaires sont très-allongées et écartées les unes des autres : l’avoine, le roseau ont leurs fleurs en panicule; en thyrse (2) (fig. 85), lorsque, comme dans le Zilas, les axes secondaires du milieu de la panicule s’allongeant plus que ceux de la base et du sommet, l’inflorescence a la forme d’un œuf : les fleurs y sont plus serrées que dans la panicule; et enfin en capitule (3), quand les fleurs sont très-serrées et rapprochées au sommet du pédoncule, de manière à former une tête plus ou moins arrondie, comme dans le fréfle.
116. Dans ces modes d’inflorescence, en épi, grappe, etc., les fleurs sont toujours plus ou moins en recouvrement, de manière à former une espèce de cône, soit penché, comme dans lPacacia, soit dressé, comme dans le froëne. Dans les trois modes qui suivent, elles sont disposées en plateau horizontal, Ce sont le corymbe, la cyme et l'ombelle.
Le corymbe (4) (fig. 87) existe, quand les pédoncules et les
() De paniculus, petit panache. — (2) De Ovocos, sceptre de Bacchus environné de pampre et de licrre. —(3) De caput, têle, sommet. — (4) De xopuu60c, sommet.
50 BOTANIQUE | pedicelles, partant de points différents, arrivent à peu près à la même hauteur : Ex. : lachillée mille-feuilles.
La cyme (1) (fig. 88) a lieu, lorsque les pédoncules partent d’un même point, et les pédicelles de points différents, mais qu'ils parviennent les uns et les autres à la même élévation : Ex. : le sureau noir, le cornouillier sanguin.
Enfin, dans les fleurs en ombelle (2) (fig. 89), les pédoncules partent du même point, se ramifient en pédicelles qui partent tous également de la mème hauteur, et portent les fleurs au même niveau, de manière à figurer un parasol étendu : Ex. : la racine-jaune, le persil.
Tels sont les modes d'inflorescence Les plus ordinaires.
S 3. — PRÉFLORAISON.
117. On appelle préfloraison (3) la disposition que les diverses parties d’une fleur affectent dans le bouton. Elle n’est pas moins admirable que la préfoliation, et a, comme elle, son importance, puisqu’étant en général la même dans le même genre, et quelquefois dans la mème famille, elle peut.servir de caractère pour les distinguer.
Ouvrez un bouton de rose, vous y trouverez les pétales se recouvrani latéralement les uns les autres par une petite portion de leur largeur: c’est ce qu’on nomme la préfloræison imbriquée.
Séparez les deux écaiiles vertes qui cachent les pétales d’un pavot avant leur épanouissement, vous les trouverez pliés sur eux-mêmes en tous sens: c’est ce qu'on appelle la préfloraison chiffonnée. CPE
Le Hierre qui grimpe ‘contre nos vieux murs nous donnera un exemple de la préfloraison valvaire (4), c’est-à-dire des
(1) De XÜLX, vague. — (2) D'umbella, parasol. — (3) De præfiorere. fleurir avant. — (4) De valwa, battant de porte.
ÉLÉMENTAIRE. o!
fleurs dont les pétales sont, dans le bouton, rapprochés bords à bords, comme les battants d’une porte double.
Dans le bouton de la pervenche , des mauves, ou de cette belle oæalis cernua. dont nous avons parlé à propos du sommeil des feuilles, nous trouverons la préfloraison en spirale.
La belle-de-jour, le liseron ont leur corolle pliée sur ellemême à la manière des filtres de papier: c’est la préfloraison plice,
Enfin, dans le long calice de nos beaux œillets flamands , nous verrons un modèle de la préfloraison quinconciale, c’està-dire que nous trouverons les pétales au nombre de cinq (il ne s’agit que de l’œillet simple), disposés de telle sorte qu'il y en à deux intérieurs, deux extérieurs, et un cinquième qui recouvre les intérieurs par un de ses côtés et les extérieurs par l’autre.
Tels sont les modes de préfloraison qui se rencontrent le plus fréquemment.
QUESTIONNAIRE
Qu'est-ce que le bouton des fleurs?— Comment s'appelle le pied qui les supporte ? — Quelle différence entre le pétiole, le pédoncule, le pédicelle, ia hamipe? — Qu'entend-on par inflorescence? -— Par fleurs solitaires , geminées, ternées, fasciculées, terminales, latérales ou verticillées ? — Par fleurs en épi, en grappe , en panicule, en thyrse, en capitule ? — Par fleurs en corymbe, en cyme, en ombelle? — Qu'est-ce que la preéfloraison? — Quand la nomme-t-on AA chiffonnée , valvaire , spiralée, pliée, quinconciale ?