‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 196 sur 718 · LXXXIX. EropruM (1) (L’Hérit.). BEC-DE-HÉRON · texte numérisé non relu

LXXXIX. EropruM (1) (L’Hérit.). BEC-DE-HÉRON

Pétales un peu inégaux ; à étamines fertiles et 5 stériles; arêtes des carpelles barbues en dedans et se tordant en tirebouchon à la maturité. Plantes herbacées.

393. E. cicurarium (L'Hérit.). B. A FEUILLES DE CIGUE. — Geranium cicutarium (L.).

Plante un peu odorante, très-variable. Tiges d’abord presque nulles, puis se développant de 14 à 5 déc., et alors couchées ou redressées; f. pennées, à folioles pennatiséquées ou pennatipartites, dont les partitions ou les segments sont euxmêmes incisés-dentés ou entiers ; éfamines fertiles à filets entiers à la base ; calice à sépales striés, scarieux sur les bords et aristés ; fl. rosées, rarement blanchâtres, à pétales sup. offrant souvent au dessus de longlet une tache jaune piquetée de brun. @. Avril-octobre. (V. D.)

Lieux incultes ou cultivés. C. C. C.

b. E. chærophyllum (CaŸ.). F. à découpures plus profondes, plus étroites,

très-aiguës ; fl. d’un rose pâle ou blanchâtres, non tachées au dessus de l'onglet. — Le Molard.

— L'E. subalbidum (Jord.) est très-voisin de cette variété ; il a pour caractères distinctifs 1° des petales d’un rose blanchâtre, ovales-oblongs et plus longs que les sépales ; 2° les filets des étamines fertiles égalant à peu près les stigmates, qui sont étalés et couleur de chair ; 3° les arêtes des carpelles formant 9 tours de spire à la maturité. (4) ou (2).— On le trouve sur les rives du Rhône, dans les pâturages secs et sablonneux.

90° FAMILLE. — OXALIDÉES.

Les Oxalidées (2) sont ainsi nommées à cause du principe acide qu’elles contiennent toutes plus ou moins. On n'a, pour s’en convaincre, qu’à goûter la feuille d’un de ces jolis Alleluia qui sourient au printemps à travers la mousse de nos bois. On les distingue , en outre , aux caractères suivants :

(1) D (2) D'éËi

2cw0L0, héron.

GE, aigre.

BALSAMINÉES. 94

1° fleurs régulières, dont le calice a 5 sépales et la corolle 5 pétales : celle-ci est à préfloraison contournée ; 2° 10 éfamines , alternativement plus longues et plus courtes, et souvent soudées à la base ; 3° 5 styles libres ou soudés inférieurement ; 4 une capsule prismatique, à 5 loges polyspermes. Les graines, pendantes, sont ordinairement enveloppées d’une arille charnue, s'ouvrant avec élasticité par le sommet. Dans toutes les espèces indigènes, les feuilles, roulées en crosse avant leur épanouissement, sont ternées, à folioles en cœur renversé, se rabattant sur leur pétiole à l’obscurité ; les fleurs ne s’épanouissent qu’à la lumière.

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