‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 206 sur 718 · LÉGUMINEUSES. 47 96° FAMILLE. — LÉGUMINEUSES · texte numérisé non relu

LÉGUMINEUSES. 47 96° FAMILLE. — LÉGUMINEUSES

La grande et magnifique famille des Légumineus2s va mous ouvrir un vaste et intéressant champ d'excursion. Beauté, variété, utilité, nous y trouverons tout réuni, puisqu'elle nous offre des fleurs gracieuses pour nos parterres, des fourrages inépuisahles pour nos bestiaux, des légumes précieux et des farineux abondants pour nos tables. Très-nombreuse en espèces, elle renferme des arbres (l Acacia), des arbrisseaux (le Genét). des plantes herbacées (le Pois-fleur). Leurs feuilles, alternes et stipulées, toujours articulées, rarement simples, mais Composées de folioles articulées elles-mêmes, présentent d'une manière spéciale ces mouvements singuliers d’oscillations périodiques ou accidentelles, que l’on a dés gnés sous les noms de sommeil et de réveil des feuilles.

La structure de leur fleur mérite particulièrement de fixer notre attention. Dans nos plantes Sportanées, un calice monosépale, souvent à deux lèvres, protége et soutient la corolle. Celle-ci est irrégulière et composée de pétales rarement soudés, mais toujours adhérents au fond du calice. Le plus gran! de tous est l’éfendard, servant à la fleur comme de parapluie, «de voile ou de pavillon. Viennent ensuite les ailes, pétales ordinairement plus petits, latéraux et semblables, munis près de leur onglet d’une dent saillante, ou d’une petite cavité, dont la destination est de presser ou de soutenir deux autres pétales communément soudés en caréne, et formant la base «le la fleur. « Cette carène, dit Jean-Jacques, est comme le « Coffre-fort dans lequel la nature (il aurait dû dire la Provi- « dence) a mis son trésor à l'abri des atteintes de l'air et de « Feau. » C’est elle, en effet, qui protége immédiatement le jeune ovaire avec les étamines. Celles-ci, au nombre de dix. insérées avec les pétales, sont soudées par leurs fileis en un ou deux corps; dans ce dernier cas, nouf sont réunies et la dixième est libre.

Cette corolle que nous venons de décrire à été nommée par Linné papilionacée, parce qu'elle ressemble à un papiilon volant dans les airs.

Le grand objet de tant de soins, le fruit, est une capsule unique, nommée gousse où légume. Ordinairement elle s'ouvre par deux valves où portes, à la section supérieure de chacune desquelles les Ho sont alternativement attachées par de petits filets. Quelquefois cependant la gousse est partagée en deux fausses loges par l'introflexion de la suture inférieure, ou même en plusieurs loges par des étranglements transver-

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saux se séparant à la maturité en aulamt d'articles monospermes. Plus rarement le fruit est à une seule graine et inéhiscent. L’embryon, sans périsperme , ou réduit à. une couche très-mince, a sa radicule rapprochée du hile et commumément infléchie sur la suture des cotylédons. Ceux-ci ne se convertissent pas toujours en feuilles séminales à la germination. Dans quelques genres, ils demeurent en terre ; dans quelques autres , ‘IS accompagnent la gemmule sans se dilater. Ces différences , jointes à celles que présentent la forme des gousses, l’adhérence des étamines et la disposition des folioles, ont servi à établir plusieurs tribus et sous-tribus pour classer avec méthode les plantes nombreuses de cette immense famille.

1 Trisu : VIRIDILOBÉES. — Cotylédons sortant de terre et devenant foliacés au moment de la germination.

Ire Sous-TRiIBU. — GÉNISTÉES. — Étamines monadelphes.

lre Section. — Feuilles simples vu trifoliolées.

XCVIIT. ULex (L.). AJoxc.

Calice à 2 bractées colorées et divisé jusqu'à la base ex 2 grandes lèvres, dont la sup. a 2, l’inf. 3 dents. Arbrisseaux épineux, à f. simples.

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