‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 374 sur 718 · CLXIX. CHRYSOSPLENIUM (L.). DORINE · texte numérisé non relu

CLXIX. CHRYSOSPLENIUM (L.). DORINE

Calice jaunâtre, adhérent à Fovaire et divisé en 4 segments inégaux (la fl. sup. à le calice partagé en 5 segments) ; corolle nulle; 8 étamines ; 2 styles; capsule uniloculaire, à deux becs, s'ouvrant jusqu'au milieu en 2 valves, qui laissent alors voir les petites graines noires et luisantes qu’elles renferment. | 607. C. oPPOsITIFOLIUM (L ). D, A FEUILLES OPPOSÉES.

Tige de 6-15 cent., dressée; f. opposées, arrondies et sinuées au sommet, cunéiformes et atténuées en pétiole à la base, à limbe hérissé de poils blancs; fl. jaunes, en corymbe terminal peu fourni, comme assises sur les feuilles florales. %. Mai-juin. ( V. D.)

Ruisseaux des montagnes : Saint-Bonnet-le-Froid ; l'Argentière, au Chatelard ; Pilat; Saint-Rambert (Ain); le Bugey; le Jura, etc.

G08, C. ALTERNIFOLIUM (L.). D. À FEUILLES ALTERNES,

Tige de 1-2 déc., dressée ; f. «alternes , réniformes et en cœur à la base, crénelées-lobées au sommet, à crénelures tronquées ou un peu échancrées , toutes pétiolées, mais les radi-

cales beaucoup plus longuement, à limbe hérissé en dessus de poils blancs; fl. jaunes, en corymbe terminal, comme assises sur les feuilles florales. %. Avril-juin. (V. D.)

Mêmes localités que la précédente, mais plus rare,

J ne faut pas juger des gens sur l'apparence.

C'est le cas, ou jamais, de mettre en pratique ce conseil toujours bon, quand même il n’est pas nouveau. À voir venir ces brillantes Ombellifères, portant majestueusement sur leurs têtes, comme des reines d'Orient, leurs parasols blancs, roses Ou jaunes, on croirait au premier abord que rien ne sera plus aisé que de les connaître ; et cependant, quand on essaie de les interroger, elles ne disent leurs noms qu'après de longues et pénibles recherches. La famille des Ombelliféres est une des plus difficiles de la Botanique ; pour les déterminer, il faut absolument avoir leurs fruits mürs ou au moins bien développés. Nous supplions les jeunes botanistes de n’oubliér jamais cet avis important.

Disons maintenant leurs caractères généraux.

Quand elles sont régulières, elles se reconnaissent tout d’abord à la disposition de leurs fleurs. Le sommet du pédoncule se divise en plusieurs rayons qui, partant d’un même point et aboutissant à la même hauteur , forment un premier Plateau, désigné sous le nom d’ombelle. Du sommet de chaque raYon principal partent de nouveaux rayons plus petits, qui, se terminant, comme les premiers, à un même niveau, constituent l’ombellule. Le point de départ des rayons, dans l'une et dans l'autre, est souvent accompagné d’une colleess de petites feuilles qui forment l'involucre et l’involucelle.

Les pédicelles de l'ombelluïe supportent les fleurs. Celles-ci ont un Calice tellement adhérent au fruit, que ses segments sont nuls ou se réduisent seulement” à 3 petites dents. Les pétales, au nombre de 5, sont implantés au sommet de l'ovaire; entiers ou échancrés, de longueur égale ou inégale, ils sont presque toujours relevés dans leur milieu par une languette réfléchie en dedans, ou plus où moins roulés sur eux-mêmes; 9 étamines libres et égales, insérées au même point que les pétales, alternent avec eux, et 2 Styles surmontent la glande dont l'ovaire est couronné, glande qu’on nomme pour cette raison sfylopode (pied des styles).

Le fruit, infére, est formé de 2 carpelles monospermes et indéhiscents, accolés l’un à l'autre et soutenus par le carpo-

phore ou la columelle, c’est-à-dire par le prolongement du pédicelle, dont, à la maturité, ils se détachent de bas en haut. Leur surface de jonction, plane ou concave, est appréciable , mais beaucoup moins que leur surface dorsale, plus facile à étudier. On y remarque des côtes et des sfries plus ou moins nombreuses, plus ou moins développées. Les côtes principales sont nommées côfes primaires, les autres sont appelées côtes secondaires; les intervalles ou stries qui séparent les côtes sont désignés sous le nom de vallécules (petites vallées). Les bandelettes sont de petits canaux colorés, d’où sort une espèce d'huile ou de résine; elles sont placées dans le fond de chaque vallécule et à la surface dé jonction des deux carpelles.

D’après l’anomalie des ombélles, la présence ou l'absence des involucres et des involucelles, et enfin la forme du fruit, nous diviserons la grande famille des Ombellifères en neuf principales tribus. Toutes nos espèces spontanées sont herbacées.

1° Triru : ANOMALES. — Ombelles irrégulières, c'est-à-dire, ombelles sans ombelluies, ou ombelles à rayons très-inégaux, ou bien fleurs sessiles en capitules arrondis, ovales ou cylindriques.

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