S. coLumBaniA (L.). S. COLOMBAIRE
Tige de 3-8 déc., dressée, pubescente au moins au sonimet, quelquefois simple, mais ordinairement rameuse, à rameaux grêles et allongés ; f. radicales mollement pubescentes, oblongues-obtuses, crénelées ou lyrées, rarement entières, atténuées en pétiole, souvent détruites au moment de la floraison; f. caulinaires inférieures lyrées-pennatifides, les autres pennatiséquees, à segments linéaires, incisés-pennatifides, ordinairement entiers dans les f. supérieures ; soies du calice intérieur noirâtres, dépassant 3-4 fois la couronne de l'involucelle ; corolle à 5 segments inégaux, surtout dans les fleurs de la circonférence ; fl. d’un rose bleuâtre, en capitules globuleux à la maturité des fruits. %. Juin-septembre.
Bord des chemins, coteaux arides, prairies. C.
— Dans les prairies humides, la plante fleurit et fructifie une première fois en juin, et une seconde fois en août et septembre; c’est alors le S. pratensis Jord ).—Dans les terrains secs et arides, elle ne donne ses fleurs et ses fruits qu'une seule fois, en août et septembre. D'après les savants auteurs de la Nouvelle Flore francaise, il n'y a cependant qu'une seule espèce.
760. Sat (Gren. ct Godr. non L.). S DE GRAMONT. — $. palei S (Jor«.).
Se rapproche beaucoup de la précédente, avec laquelle il est facile de la confondre. Elle s’en distingue 1° par ses rameaux et ses pédoncules beaucoup plus étalés; 2° par ses f. d’un vert cendré, les caulinaires 2-3 fois pennatiséquées, à segments linéaires et allongés ; 3° par les soies du calice intérieur, qui ne dépassent jamais plus de 2 fois la couronne de l’involucelle : quelquefois méme elles sont nulles; 4 par sa floraison, qui est d’un mois plus tardive dans les mêmes circonstances. %. Août-septembre.
Pelouses sèches et sablonneuses : Vassicux ; Villeurbanne ; Crémicux : Belley. P. C.
761. S. GLABRESCENS (Jord.).S. n FEUILLES GLABRESCENTES. — S. Jucidà (Vill. pro parte). «
Cette plante a aussi le port de la Scabieuse colombaire ; tige plus courte, pauciflore ; f. d’un vert gai, un peu luisantes, glabres ou finement pubescentes, les radicalesoblongues, crénelées ou lvrées-pennatifides et atténuées en un long pétiole ailé et canaliculé ; les caulinaires la plupart sessiles et découpées en segments d'autant plus étroits qu’on se rapproche davantage du sommet; sotes du calice intérieur d'un roux noirâtre, non dilatées à la base, sans nervure saillante, dépassant à peu prés 2 fois la couronne de l'involucelle; capisules fructifères arrondis, aussi larges que longs; fl. d'un
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bleu lilacé, les extérieures longuement rayonnantes. @. Aoûtseptembre.
Bois et prés : la Grande-Chartreuse, sur le Mont-Bovinant ; et dans l'Ain, Pradon, le Colombier, et dans tous les hauts pâturages du Jura.
— Le véritable S. lucida (Vill.) a les soies du calice intérieur dilatées à Ja base, pourvues intérieurement d'une petite nervure saillante et 3-4 fois plus longues que Ja couronne de l’involucelle.